Un KLOGR qui s’est d’ailleurs payé une jolie scèno avec backdrop, profusion de lights et écrans dédiés. Plutôt sympa sur album, KLOGR s’avère cependant une semi déception live. La faute à une batterie trop mise en avant dans un premier temps, et un rendu global trop compact où mélodies ressortent moins. Après un ou deux titres je finis donc par me reculer pour mieux profiter du concert : si l’aspect sonore s’améliore ainsi, c’est tout le contraire concernant le visuel puisque les lights aveuglantes m’empêchent de regarder la scène sereinement. White Eyes restera probablement la compo qui ressort le mieux de ce concert grâce à son riff d’intro bien reconnaissable et son refrain accrocheur, mais au final on ne retiendra pas grand-chose de plus. Dommage …
Quelle jolie prod aussi du côté de chez Evergrey ! Y compris le brûlage rétine dû aux lights, certes, mais c’est une belle satisfaction de voir que ce groupe qui reste trop méconnu peut bénéficier de conditions aussi sympas pour déverser son Progressive/Power Metal assez personnel. Et alors que je restais sur l’impression mitigée de leur show en ouverture de Dark Tranquillity ici même en 2019, autant dire que cette occurrence sera la bonne tant j’ai trouvé ce concert convainquant de bout en bout. La setlist s’avère certes courtes (7 titres, piochés plutôt dans le répertoire post 2010 du groupe) mais elle permet à Evergrey de construire un concert tout en nuances et envoûtant dès A Silent Arc. Une intro durant laquelle Simen (batterie) se tient déjà debout ! Ses collègues semblent également en pleine forme, avec notamment un Tom Englund très juste et un Henrik (guitares) qui nous gratifie de l’un ou l’autre solo bien envoyé. Les applaudissements nourris et les cornes accompagnent un King of Errors démontrant la science du refrain made in Evergrey (il en sera de même avec Where August Mourn), avant que Tom nous encourage à passer un bon moment tous ensemble (Distance). Dommage cependant que Jonas Renkse ne rejoigne pas le groupe sur scène durant l’excellente Cold Dreams, mais on finit par ravaler sa déception afin de bien profiter de la très entraînante Falling From the Sun qui recueille une belle participation du public, que Tom finit par remercier en même temps que ses amis de Katatonia. Evergrey conclut alors ce concert très élégamment avec son titre Oxygen, durant lequel on se prend à espérer les revoir en tête d’affiche rapidement !
S’il y a bien un groupe qui affectionne la Rockhal (ou vice versa) c’est bien Katatonia. Mes archives indiquent en effet qu’il s’agit de la quatrième fois en moins de 10 ans que le groupe s’y produit en tête d’affiche ! Soulagement aussi de constater que le Club s’avère plutôt bien rempli, contrairement à ce que l’on avait pu constater lors de précédentes occurrences. Comme quoi la nouvelle direction plus « calme » prise par Jonas dernièrement plait assez.
Le rendu presque assez ‘brut’ de Thrice nous prend alors presque par surprise, même si le break aussi captivant qu’enchanteur nous ramène vite à la réalité de Katatonia, rampante et hantée, comme le dit si bien Jonas en intro de Soil’s Song. Presque plus communicatif qu’à son habitude, il annonce poursuivre ensuite avec un extrait du dernier album en date (4 extraits en seront joués en tout) avec un Liquid’s Eye au riff assez marquant. Que dire aussi de la première minute de Austerity, toujours aussi tripante, ou de l’intensité dramatiquer de Rein.
Manifestement très attendue, Leaders amène une belle réaction du public, bientôt captivé par le feeling assez toolien de Dead Leatters, au break du plus bel effet. Are you still having a good time? nous demande Jonas avant d’annoncer une doublette de chansons traitant de la religion avec Nephilim puis Wind of No Change, durant laquelle les musiciens utilisent à plein les plateformes mises à leur dispisition. Are you with us? demande Jonas, alors que son groupe enchaine avec The Longest Year dont la montée en intensité recueille un joli succès, ce qui sera d’ailleurs aussi le cas de Old heart Falls et son joli refrain.
Le son se durcit un peu plus pour July, et l’intensité dramatique s’accentue encore pour Lethean avant que Katatonia ne revienne à un tempo plus lent avec No Beacon to Illuminate our Fall puis conclut son concert de la même manière que son dernier album via in The Event of. Une conclusion qui n’en était pas vraiment une puisque le classique Forsaker vient sonner un rappel certes surfait mais qui donne le point final de ce concert très maitrisé, confirmant une fois de plus l’excellente tenue d’un Katatonia en pleine forme.
Merci à la Rockhal pour l'invitation

Katatonia