La faute revient peut-être à Andrew Schneider si certains passages vocaux (Alarm) rappellent CAVE IN. Ce dernier qui s'est occupé de la production a travaillé par le passé avec ceux-ci mais aussi PELICAN et BIG BUSINESS dont on entend aussi le grain vibrant sur l'album.
Carl Saff a quant à lui pris en charge le mastering laissant peu transparaître finalement son travail limpide pour GUIDED BY VOICES ou YOUNG WIDOWS.
CITY OF SHIPS, depuis 2006, a pris l'habitude de construire des ambiances aérées afin de laisser respirer ses fondations solides, puisant toutefois plus dans l'Indie que dans la stratosphère Post-Rock. C'est le chant cassé de Eric Jernigan qui s'offre le rôle le plus important pour arrondir les angles. Les autres musiciens s'attachant eux à marteler les accents Post-Hard-Core de la formation.
Illawarra Escarpment est l'exception qui confirme la règle à ce petit jeu. CITY OF SHIPS tisse sur cette composition une ambiance plus mélancolique avec ses différents acteurs. Arrivant au milieu du disque, cette composition offre par la même occasion un peu de souffle à Ultraluminal qui commençait à s'enfermer dans ses idées.
L'album souffre par ailleurs de cette volonté à rester sauvage tout en proposant un versant lyrique. En choisissant une production crue qui fonctionne parfaitement dans ses moments énervés, CITY OF SHIPS met en péril le chant mélodique de Eric Jernigan qui donne l'impression de devoir se forcer.
CITY OF SHIPS aurait sans doute du prendre encore un peu plus exemple sur ses prédécesseurs HELMET et TORCHE qui n'ont pas concédé la méticulosité du travail studio afin de prendre le risque de surproduire quelque peu le disque pour un meilleur équilibre.

Helmet



