Le côté froid de la musique rappelle les origines du groupe. Mais l'apport électronique plus important encore sur ce disque, trahit l'après Vertikal de CULT OF LUNA qui semble devenu une référence pour la scène nordique.
Toutefois, on ne peut complètement incriminer THE MOTH GATHERER de s’inspirer largement de ses compatriotes. Le groupe, qui a mis deux ans pour terminer son nouvel album a également enregistré dans trois studios, confiant une nouvelle fois le mixage et le mastering à Karl Daniel Liden (DOZER, SWITCHBLADE). Alors que la construction du disque semble morcelée, le résultat final est quant à lui particulièrement cohérent. Ce qui tente à prouver que si THE MOTH GATHERER avait voulu largement pomper sur la sortie tant attendue des maîtres du genre en Suède, il n'aurait pu proposer un album aussi lucide.
On peut noter également plusieurs invités sur ce nouveau disque. David Johansson (KONGH), Wacian (CODE), The Cuckoo (TERRA TENEBROSA) et Thomas Jäger (MONOLORD) apportent leur concours, non pas pour influencer le résultat final mais bien au service de THE MOTH GATHERER, ouvrant discrètement l'oeuvre à quelques nuances bien senties.
Si les accents progressifs sont toujours bien présents sur The Earth Is The Sky, la part concédée à l'électronique, plus importante, permet à la formation d'instaurer des ambiances nouvelles. Avec plus d'aération, THE MOTH GATHERER juxtapose ces moments tranquilles aux passages plus lourds, le tout en préservant un intense hypnotisme.
Ouvert à plus de dimensions, le nouvel album de THE MOTH GATHERER confirme après un premier disque remarqué, que la formation est de qualité. Malgré son écriture solide et ses interprétations personnelles, le groupe semble toutefois coincé dans le sillage des têtes de liste côté innovation. Si il est difficile d'être le renouveau d'une scène qui a déjà exploré beaucoup, THE MOTH GATHERER ne démérite pourtant pas et rien ne justifierait jusqu'ici la nécessité de faire sans eux.
The Moth Gatherer
Neurosis


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