Sleepless continue dans la même veine, et fournit de quoi satisfaire votre alter égo adolescent dès son ouverture (Black Veins), déclaration bien remplie de leads colorés, d’un souffle Djent, et d’une envolée en chant clair sur fond de lyrics à base de « je ne mérite pas d’être heureux ».
Heureusement, cet album propose davantage que cet émo de base. Adept aurait en fait inventé la recette de la grenadine acidulée, à l’image de Wounds, dont les riffs addictifs débouchent sur un breakdown recouvert de leads sirupeux. En fait, la manière dont Adept allie riffs Djent et leads cristallins (The Choirs of Absolution) plait assez, même si le fantôme de Bullet For My Valentine n’est pas loin (Hearts Burst Into Fire).
Un travail sur les guitares bien réussi donc, mais qui ne peut pas cacher des défauts assez gênants. On citera ainsi pêle-mêle les effets manqués de The Sickness, le maladroit Down and Out (hommage raté à Korn ?), dont les lyrics à base de « bully » n’ont d’égales que l’embryon de poésie ratée sur le spoken words du morceau titre ou le refrain insipide de Dark Clouds. Un fond, notamment dans les lyrics, qui a donc tendance à plomber tous les efforts du groupe sur la forme.
En additionnant ces maladresses à la grande répétitivité dans la structure des dix morceaux et l’interchangeabilité des refrains, on se rend compte que finalement Adept échoue lorsqu’il essaie d’insuffler de la personnalité à son propos. C’est dommage car les bonnes idées de guitare, bien mises en valeur par la prod, méritaient mieux.

Metalcore

Adept
Bullet for My Valentine
Korn