Avec autant de changements, dans le temps et entre deux albums, c'est assez difficile de conserver une ligne de conduite stable à moins de faire régner une dictature en tant que membres fondateurs. Nous avions donc laissé un THE NARCOTIC DAFFODILS plutôt en forme avec son précédent disque. On retrouve un THE NARCOTIC DAFFODILS toujours inspiré par les années 60's qui se renoue avec TRAFFIC comme pour son premier album.
Par contre, on ne retrouve pas les élans progs et psychés de Cellex, à l'exception de Atomic 53, sur lequel nous aurons l'occasion de revenir. THE NARCOTIC DAFFODILS a d'ailleurs choisi des formats courts oscillant entre le radiophonique 3 minutes 30 et les 5 minutes.
Le nouveau THE NARCOTIC DAFFODILS est plus Peace & Love comme le nom de l'album, Summer Love, le laisse penser. Et le vieux Punk qui sommeille encore en moi coince quelque peu d'autant que les aspérités Garage et remuantes que la formation bruxelloise proposait par le passé sont trop gommées cette fois. On peut toutefois pointer comme exception confirmant la règle le You Can't Get.
Dans son élan hippie, THE NARCOTIC DAFFODILS a choisi aussi de jouer l'effet psychédélique sur les voix qui se retrouvent bombardées d'effets. Et l'on sait le trop être l'ennemi du bien. Bruxelles, ode à notre capitale était à deux doigts de sortir du lot.
Finalement, c'est la composition qui clôture cet album, Atomic 53 qui retient toutes les attentions. Progressif, psychédélique et envoûtant, il n'aura qu'un défaut, son instrumentalité qui ne permet pas à Luna, la nouvelle chanteuse d'apporter à son tour une participation sans faille.

The Narcotic Daffodils