Le groupe emmené par Simon a connu quelques rebondissements de line-up dont le retour de Christophe - membre originel - à la batterie mais il est resté constamment actif pourtant durant ces années.
Composé de 8 titres, Sinecure est produit par le groupe lui-même et Tino De Martino (CHANNEL ZERO, LA MUERTE), enregistré par Nicola Lomartire (VILLENOIRE) et martyrisé par Tim De Gieter (DOODSESKADER). Comme à son habitude aurait-on presque envie de dire…
VIRGIN PROZAK, un peu sans surprise si vous avez continué à suivre l’évolution du groupe sur scène ces dernières années, mise sur son énergie Rock à l’adn Metal.
Le registre musical de VIRGIN PROZAK est souvent comparé à METALLICA 2.0 et cela ne tient pas qu’à la guitare de Simon. Le groupe fusionne ce background chevelu à cette intention de proposer un style plus carré. La mélodie joue également un rôle dans les compositions du trio même si il s’ancre bien dans cette puissance brute qui caractérise généralement les formules à 3 musiciens.
Avec l’arrivée de Vincent (LETHVM, GRAAVE) à la basse, VIRGIN PROZAK s’est aussi doté d’un vocaliste secondaire qui permet justement de prendre de la distance avec les sonorités et les références à METALLICA. Cet apport vocal durcit également le ton. Ce qui permet à Simon aussi de s’aventurer plus aisément dans des parties plus chaleureuses et moins rocailleuses. De quoi créer une dynamique nouvelle et un équilibre plutôt rafraîchissant.
En conclusion, ce premier album des Namurois de VIRGIN PROZAK navigue en terrain balisé par ces dernières années tout en dévoilant un potentiel nouveau. Attendu longtemps, Sinecure démontre que le trio a bossé et ne s’est pas contenté de ses acquis. Autrement dit, l’album résume l’inverse d’une sinécure.

Virgin Prozak



Metallica
