
Réglés comme du papier à musique, nos trois lascars enfilent les albums au rythme d'une plaque tous les deux ans. Après avoir pondu un disque éponyme en 2012, véritable petite bombe à avoir absolument dans sa discothèque, Kadavar enfile Abra Kadavar (2013), Berlin (2015), Rough Times (2017) et, enfin, For The Dead Travel Times, sorti en mai de cette année. Rajoutez à cela deux albums live, l'un à Anvers (2014) et l'autre à Copenhague (2018) et vous aurez la discographie complète de ce band qui semble ne pas connaître le repos depuis presque une décennie! Et si Abra Kadavar ou Berlin sortent peut-être un chouïa du lot, et encore on creuse, l'ensemble de cette discographie n'est que pléthore de riffs tous plus jouissifs les uns que les autres. Petite cerise, sur le gâteau, le tout se déguste tant à la maison que sur scène!

Et de scène, parlons-en! Car si sur album Kadavar fait déjà l'unanimité, sur les planches pas besoin de plus d'un morceau pour faire ravaler leur salive aux plus sceptiques. Le tout coule de source directement et l'énergie déployée par Christoph ''Lupus'' Lindemann (guitare/chant/barbe/cheveux), Christoph ''Tiger'' Bartelt (batterie/folie/moustache) et par Simon ''Dragon'' Bouteloup (basse, chapeau, barbe, le plus taiseux du groupe) a tôt fait de faire frétiller les cervicales et de vous foutre une banane d'enfer!
Seul point noir au tableau, Kadavar fait partie de ces groupes qui font passer le temps plus vite que la normale! 1h20 plus tard et on a l’impression qu'à peine une demie heure s'est écoulée. Et pourtant, ce rouleau compresseur a, une fois encore, fait parler la poudre. Le coup est net et sans bavure, le tout avec sourire et bonne humeur. Sont quand même sympas ces Berlinois! Allez on r'viendra (et on vous conseille de faire pareil)!

Kadavar