Résumé d'une soirée pesante...dans le bon sens du terme!

Ce sont les courtraisiens de Hive Destruction qui ouvraient le bal hier soir. Actifs depuis 2008, le groupe, dont le nom est tiré d'une chanson d'Isis et qui est composé d'anciens membres d'Amen Ra et de Liar a montré de bien belles choses. Seul combo purement instrumental de la soirée, Hive Destruction a prouvé qu'il ne fallait pas forcément avoir un chanteur pour créer une ambiance des plus sombre. Tout en étant assez statique, Hive Destruction a fait office d'excellent entraînement pour les cervicales du public présent en petit nombre encore en ce début de soirée.

C'est dans le nuage de fumée laissé par Hive Destruction que les parisiens de Comity font leur entrée. Un brin plus musclé que leur prédécesseurs et emmené par le chant très lourd de leur chanteur, Comity nous fait découvrir un univers assez sombre flirtant avec les frontières du doom et du black metal. Cependant, après 20 minutes de set, on se surprend à s'ennuyer et à retrouver une partie du public au bar ou voire même dehors. Même si on sait que le style est un tantinet répétitif, il y a un petit quelque chose d'on ne sait pas quoi qui fait qu'on fini par vouloir se dégourdir les tympans. En résumé, sans être mauvais, Comity ne m'a pas transporté (sauf jusqu'au bar) ni impressionné.

Après une petite pause à rallonge (oui le vendredi, pas de couvre-feu sur l'Avenue du Port) la fin du sound check de Celeste nous fait regagner les entrailles du Magasin 4. Au loin, quatre lueurs rouges bougent dans un noir complet. Pas besoin de plus de présentation, les lyonnais de Celeste semblent, d'entrée de jeu, venus pour assurer le show! Visiblement en état de jouer et sans trop de Chimay bleue dans le coco (cf : notre interview du groupe http://www.shootmeagain.com/interviews/70_celeste), les gars de Celeste balancent une patate d'enfer. Vu le public présent, c'est bel et bien Celeste qui a attiré du monde. Dans la salle, impossible d'apercevoir le groupe à moins d'un mètre tant il y avait de fumée. On pouvait juste suivre les mouvements des quatre loupiotes rouges accrochées sur chacune des têtes des musiciens. Entre le noir complet et les centaines de flashs stroboscopiques, les épileptiques (s'il y en avait) avaient intérêts à prendre du recul. Même si on aurait bien voulu les voir un peu plus, Celeste a vraiment impressionné et l'ambiance plus que dark de leur morceaux collait à merveille avec l'univers créé sur scène!

Dernier groupe de la soirée (et non des moindres), Dirge complétait l'affiche. (Trop) Rarement sur scène, les français de Dirge semblaient avoir fait venir bon nombre de curieux. Bien organisé et plus calme que Celeste, Dirge aurait, selon moi, gagné à jouer avant Celeste. En effet, l'ambiance semblait retombée d'un cran après la prestation des lyonnais. Bien qu'il n'y avait vraiment rien à redire sur le set de Dirge, qui collait à la peau de leur musique càd calme, planant et agrémenté de passages plus lourds, le groupe semblait en avoir presque endormi certains. Vraiment dommage pour un groupe d'une telle qualité mais peut être victime d'une discrétion entretenue et volontaire (voir l'interview du groupe http://www.shootmeagain.com/interviews/163_dirge) .
Pour terminer, même s'il y a quelques commentaires qui pourraient paraître négatifs, des affiches comme celle-ci se font malheureusement trop rare. Bref, excellente soirée pour tous les amateurs du genre. Nous, on en redemande!

Neurosis

Cult of Luna
Hive Destruction
Comity


