Sans habitudes pour les concerts de ce genre, la disposition surprend : position assise pour tout le monde. Pas de bang bang de nuques comme dans tout heavy. Y'a des jambes qui sont contentes, mais aussi des têtes qui turbinent de l'assise. Un choix bizarre pour un public ultra motivé, avant même le premier mot. Reste à voir si Veence saura s'y faire.
C'est oui. Un tonnerre gronde. Le premier. On ne sait pas s'il vient de la scène ou du public. L'engouement est d'éclairs. On rattrape les ballons pendant le premier titre. Ça envoie déjà, on se demande comment on tiendra sur nos chaises. L'écriture est maligne, autant que les beats. Hanao et son comparse savent y faire. Il domine le public de ses textes, sortis de ses doigts, balancé de sa bouche. Il éclabousse. Il est un Mickey Mouse enfermé dans son costume. Nous sommes des Mickey Mouse. Il est un prisonnier de « chasse et pèche ». Vous êtes des Mickey Mouse. Il est la violence en danse cathodique, sans avoir même la main qui tremble. Les titres déchaînent les positions.
Deux rappels. Tout le monde est debout. Ça finit par ressembler à un concert à feu, à sang. Où on se laisserait dévaster par ses mots sans savoir d'où les sons viennent. Où on ne serait pas sages.
Alors découverte ou confirmation, Veence Hanao, il vaut le détour en live, plutôt sur une scène que dans le musée des ennuis botaniques.
Veence Hanao