Il est 21 heures, le rendez-vous est donné au troisième étage du numéro 23 de la Sint-Pietersnieuwstraat, là où derrière quelques rideaux se cache la salle de bal du complexe culturel gantois. La première note n'a pas encore été jouée que les vêtements collent déjà à la peau. Avec une température avoisinant les 40°, l'ambiance est moite et le taux d'humidité crève déjà le plafond. Décidé à faire chauffer les esprits et les corps encore un petit peu plus, John Garcia et sa clique nous ont concocté une setlist qui aurait presque dû être interdite par temps de canicule! Démarrant avec "Molten Universe", "Gardiena" et "One Inch Man", John Garcia et ses hommes tapent avec vigueur sur un clou qui n'a pas de mal à s'enfoncer dans un public qui, telle une motte de beurre en plein soleil, est déjà complètement dégoulinant!

En maestro, ce seigneur du Stoner déroule et, après ces quelques tubes signés sous l'erre Kyuss, nous balance son nouveau matos en pleine figure. "My Mind", "Rolling Stone", "5000 Miles", "The BLVD" ou encore "All These Walls", tous issus de son nouvel album solo, viennent un à un donner du poids à une prestation qui n'en manquait déjà certainement pas. Pas de doute, John Garcia n'a pas perdu ses talents de compositeur et nous livre là un premier album qui confirme en live tout le bien que nous avions déjà pensé de lui lors de sa sortie.
Entre tous ces titres, Garcia n'en oublie bien entendu pas de se (et surtout de nous) faire plaisir en nous rappelant ô combien la discographie de Kyuss dispose de morceaux tranchant comme on les aime. Avant de partir s'éponger en coulisse, les quatre lascars nous font suer de plus belle en nous lâchant "El Rodeo" et "Green Machine". Dans la fosse c'est le désert, le pays de la soif! Tapant du pied, sifflant, hurlant le public rameute Garcia et ses acolytes sur les planches. C'est reparti pour trois titres dont "July", un morceau qui avait été signé à l'époque de Slo Burn. John Garcia nous quittera 15 minutes plus tard non ans avoir rappelé une dernière fois qu'il reste bel et bien LA voix de Kyuss. L'apothéose prend fin sur les riffs acérés de "Whitewater". A la fin du morceau Garcia et ses zicos sautent tour à tour dans le public assoiffé et déshydraté pour célébrer comme il se doit la fin d'une prestation cinq étoiles!

John Garcia
