Reportage

Ieperfest 2011 - Jour 1

Ypres (Ieperfest), le 12-08-2011

Vendredi 19 août 2011

Avant-propos : vu que j'ai pas mal tweeté sur place, pour rendre le live report un peu vivant j'ai réintégré mes tweets et twitpics dans ce live report. Les tweets sont en italique et les photos juste en-dessous ont été tweetées en temps réel. On ne vous le dira jamais assez, suivez-nous sur Twitter ! http://twitter.com/shootmeagaincom

Avec un GPS qui tombe en panne 5 minutes après le départ, des embouteillages sur le ring de Bruxelles et des travaux entre Courtrai et Ypres, difficile d’arriver à l’heure. Les hostilités du vendredi commençaient à 11h et quand nous arrivons sur le site du festival à 13h45, le public n’est pas encore très nombreux. On ne pourra pas vous dire grand-chose sur les sets de Headshot
Headshot


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, The Ignored
The Ignored
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, Death Is Not Glamorous
Death Is Not Glamorous
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, Black Kites
Black Kites
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, Ritual
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et Cheap Girls puisque nous sommes arrivés après. Mais de l’avis général, Black Kites
Black Kites
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a livré un très bon set.

Voilà, j'arrive à l'@Ieperfest juste pour le début du set de Anchor. Au moins il ne pleut pas.



Notre mise en bouche s’appelle Anchor
Anchor


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et nous vient de Suède. Le groupe se revendique vegan straightedge ce qui attire évidemment les gens qui partagent ce mode de vie, à en croire le nombre de mains marquées d’un X qu’on voit se lever pendant les refrains repris en chœur. Un hardcore newschool efficace, qui gagnerait sans doute à être découvert dans une salle plus petite. Même si jouer un tel fest est une vitrine pour les groupes, la tâche de jouer si tôt sur la grande scène est toujours assez ingrate.

On fait l’impasse sur Lemuria
Lemuria
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dans la Marquee car ce qu’on en entend de l’extérieur ne nous attire pas outre mesure même si un chant féminin peut toujours être rafraîchissant dans un festival de ce genre. On décide à la place d’aller faire un tour aux distros où je ne trouve pas encore mon bonheur. Qu’à cela ne tienne, ce n’était qu’un repérage. Soit dit en passant, comment se fait-il que des gens sentent autant la transpiration un premier jour de festival à même pas 15h ?

Quand The Stupids entament leur set dans la Marquee, il n’y a pas grand monde et les seules personnes pressées devant la scène ont une quarantaine d’années. Ce qui n’a rien d’étonnant vu que les Anglais de The Stupids viennent de se reformer après une pause de… 18 ans. L’impact et la notoriété d’un groupe s’érode au fil des années… Leur hardcore punk rapide et direct ne parvient pas vraiment à captiver le public de curieux. Il faut dire que le hardcore punk actuel est imprégné de beaucoup d’influences actuelles, alors que celui des Stupids est vraiment cash, voire basique. Mais leur énergie fait plaisir à voir.

Stupids (UK) ont la pêche et tentent de la communiquer - c'est le choc des générations @Ieperfest



Dès leur set terminé, direction la grande scène pour voir Crawlspace
Crawlspace


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. Encore un groupe qui revient d’une longue pause ! 8 ans pour eux. Ce qui est long comparé à leur existence, puisqu’ils n’ont à l’époque sorti qu’un MCD sur RPP suivi d’un album sur Goodlife. Sans grande surprise, avec leur hardcore beatdown c’est l’occasion de voir les premiers vrais mosh-pits de la journée. Déjà à l’époque, les Limbourgeois ne se déplaçaient jamais sans une armée de 20 potes/fans qui foutaient le boxon dans le pit. Ils se sont assagis on dirait, au moins ils ne viennent plus taper dans le public des côtés avec leurs mouvements de violent dancing.

La Marquee se densifie pour le set de Ghostlimb
Ghostlimb


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. J’avais déjà vu le chanteur sur scène avec Graf Orlock
Graf Orlock


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et c’est l’occasion de le voir ici dans un autre registre. Ca joue vite, fort, et la sauce commence à bien prendre avec le public.

Ah, la Marquee est déjà un peu plus remplie pour Ghostlimb... Mais surement moins que pour @ToucheAmore qui joue dans 40 minutes @Ieperfest

On dirait que pas mal de gens profitent du set de Soul Control
Soul Control
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sur la grande scène pour faire une petite pause parce qu’il y a de l’espace. Leur hardcore bien pêchu a quelques sonorités hardcore newschool à l’ancienne, bien foutu. Mention spéciale au chanteur un peu crust qui fait son set pieds nus. Même s’il n’est pas encore 17h les premiers dégâts de l’alcool sur l’homme font leur effet : l’éternel mec bourré qui titube et emmerde un peu tout le monde mais gentiment. On ne l’a plus revu par après et je me demande toujours à quoi ça sert de payer son entrée à un fest pour tomber dans le coma à 17h !

Alors que certains ont mis un bonnet, le chanteur de SoulControl est vêtu d'un short @Ieperfest



Une de mes plus grandes attentes pour cette journée était Touché Amoré
Touché Amoré


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. Dès le début du set les stage-divings s’enchaînent à une vitesse folle, alors que les premiers rangs chantent toutes les paroles du groupe par cœur. Les gars sont super souriants, et le public est très réceptif. Difficile de croire que ce groupe n’existe que depuis 4 ans tant leur fan-base semble solide. Un set plein d’émotions et d’énergie, une vraie sublimation de leur excellent dernier album « Parting The Sea Between Brightness And Me » !

Ca va être dur de faire mieux que @ToucheAmore limite on peut tous partir maintenant de @Ieperfest



On passe aux choses sérieuses sur la grande scène avec les ricains de CDC
CDC


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, qui rassemble un public de hardcoreux mosheux. Le style et direct et classique mais ne tombe pas dans les clichés du genre. Le chanteur, même s’il est plutôt maigrichon (ce qui est rare pour du hardcore beatdown qui tache) a une allure de petite frappe nerveuse, le genre de mec qu’on fait pas chier. Sa rage lui donne une bonne présence scénique et le set est très bon !

Changement brutal avec CDC sur la Main Stage maintenant. Au fil des sets les mosh pit devient de plus en plus grand @Ieperfest !

Les compagnons de tournée de Touché Amoré
Touché Amoré


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, les Canadiens de La Dispute
La Dispute


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, envahissent avec leur horde de fans la Marquee. Au même titre que Touché Amoré
Touché Amoré


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je m’attendais à quelque chose de prenant, d’intense, mais au final le manque de voix du chanteur a rendu le concert plat et même un peu chiant. Dommage.

WTF avec @ladisputeband ? Le chanteur n'avait aucune voix, l'ambiance est un peu retombée. Peut-être simplement pas un groupe de festival ?

Retour au beatdown sur la grande scène avec Six Ft Ditch
Six Ft Ditch


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. Là par contre on ne manque pas de clichés, ces Anglais savent bourriner un hardcore pan-dans-ta-gueule qui transforme une nouvelle fois la plaine en gros mosh-pit.

Ca moshe sévère sur @Sixftditchukhc @Ieperfest !



Quand Victims
Victims


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commencent sur la Marquee, un mouvement de foule (une foule qui ne comptait qu’une petite dizaine de personnes toutefois) m’expulse 3 mètres en arrière. La machine est lancée et ne s’arrêtera plus. Le guitariste est un fêlé, joue constamment sur le bord de la scène. Victims
Victims


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j’aimais pas sur CD mais en live, oh ouais.

Victims commence dans la Marquee et je fais un bond de 3m en arrière à cause d'un mosh pit qui sort de nulle part ! Here we go !

Strife
Strife


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fait partie de ces groupes qui m’ont fait découvrir le hardcore avec leur album In This Defiance en 1997. Alors les voir sur scène près de 15 ans plus tard, même si je n’ai pas écouté depuis longtemps, ça fait plaisir. Le public est de nouveau un peu plus âgé et le chanteur a la classe, point barre. Après un demi-morceau il descend de scène pour aller chanter sur la plainte entouré du public qui chante et stage-dive. Il n’a rien perdu de son énergie et a même gagné au moins 30 centimètres de barbe. Il terminera son set le front ouvert et le visage en sang.

@Strife_LA l'esprit hardcore à l'état pur. Puissant mais bon esprit, excellent ! Le chanteur dans la foule la moitié du set @Ieperfest

Horse The Band
Horse The Band


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, par définition le groupe qui ne se prend pas au sérieux, de l’essence même de leur musique (faut-il rappeler que ce sont les premiers à avoir intégrer des son 8-bit de vieilles consoles dans leur hardcore). Sur scène, c’est toujours la totale éclate avec un chanteur qui ne peut pas rester 2 minutes sans dire ou faire une connerie. Ce coup-ci il a apparemment décidé de faire une blague stage-diver, que ce soit en le retenant par le sweat pendant plusieurs secondes ou en lui arrachant carrément son caleçon sur scène. Que demander de plus que se prendre une claque musique en se marrant pendant tout un set ?

CUT CUT CUT CUUUUUT ! (@horsetheband @Ieperfest )



Sheer Terror
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, avec à sa tête un Paul Bearer tout en humour (douteux) et en finesse (hem). Le set ne parvient pas à me convaincre et déçoit même certaines personnes qui en attendaient beaucoup. C’est l’heure de goûter les burgers vegan, avec la almighty veganaise. Comme dans mes souvenirs, délicieux.

"We're @sheerterrornyhc - go fuck yourself" la plaine de l'@Ieperfest se tranforme en champs de bataille !

Tête d’affiche de la Marquee, And So I Watch You From Afar
And So I Watch You From Afar


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, a simplement assuré. Des ambiances hyper efficaces et prenantes, une énergie plus intense que certains groupes prétendument hardcore qui jouaient quelques heures plus tôt. De nouveau une grosse claque pour un set vraiment classe qu’ils ont terminé avec un guitare qui s’assied dans le public et fait asseoir les 50 personnes autour de lui !

Même pas le temps de se remettre de la claque donnée par @ASIWYFA_BAND que @cbktweets achève la journée avec un public déchainé @Ieperfest

A partir sortis de la Marquee, on entend Comeback Kid
Comeback Kid


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démarrer Do Yourself A Favor, premier titre de leur dernier album en date. Honnêtement, il faut quand même quelques minutes pour sortir de la bulle dans laquelle nous a placé ASIWYFA et se mettre Comeback Kid
Comeback Kid


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. Un stage-diver dans la gueule et une grosse frayeur pour mon appareil photo m’ont remis les idées en place et permis de profiter d’un set carré de Comeback Kid
Comeback Kid


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. Peut-être pas la révélation live à laquelle je m’attendais mais un groupe sincère et bien énergique sur scène. Une excellente façon de terminer cette première journée de festival.

Alors que je voulais simplement aller me coucher raisonnablement, mon pote insiste pour faire un tour dans la Marquee pour l’afterparty. Vu qu’il insiste je me laisse convaincre et le suis pour ce participer à ce qui sera en fait une soirée complètement énorme dans laquelle les coreux dansent et chantent successivement sur Bon Jovi, de la dance flamande, des vieux tubes des années 90 etc. Une ambiance de feu dans un Marquee qui n’a pas une seule fois été autant remplie pendant la journée. Extinction des feux à 3h et là il est vraiment temps d’aller récupérer un peu avant d’aborder cette deuxième journée !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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