Reportage

Graspop Metal Meeting 2018 - Jour 4 : la retraite c'est pour les faibles !

Dessel (Graspop Metal Meeting), le 24-06-2018

Jeudi 19 juillet 2018



Panda entame cette dernière journée de festival par un passage de bonne heure au Metal Dome (ça commence à en devenir une habitude !) afin d’observer la prestation des Brésiliens de Ego Kill Talent, combo fraîchement formé il y a 4 ans et qui a sorti un premier disque éponyme l’année dernière. On a affaire à un hard rock / stoner des plus conventionnels laissant entrevoir des influences facilement identifiables parmi lesquelles plane le spectre d’Alter Bridge, Foo Fighters ou encore Royal Blood. Derrière les fûts, on reconnait Jean Dolabella, actif au sein de Sepultura de 2006 à 2011. Ce dernier ne restera pas bien longtemps à son poste sur scène car la particularité première du groupe est de voir ses membres changer d'instruments durant l’entièreté de la prestation sans que cela ne mette en péril la qualité de celle-ci. De plus, le groupe bénéficie d’un son massif bien aidé par une rythmique qui a fière allure. On retiendra deux morceaux marquants que sont Heroes, Kings and Gods et Still Here où la voix de Jonathan Correa n’est pas sans rappeler un certain Dave Grohl… Prestation sans couac et encourageante pour un minimum de prise de risques…



Pour introduire la Marquee en ce dernier jour, ce sont les Allemands de Mantar
Mantar


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qui ont été choisis, un duo décapant qui tire les ficelles de différents sous-genres pour en faire leur propre popote sonore. Black metal, hardcore, punk, doom : tout y passe ! Le groupe ne se préoccupe visiblement pas des étiquettes et c’est bien là où réside son génie. Le chanteur/guitariste Hanno hurle et vocifère des paroles déchirantes et évacue toute sa fustration pendant que le batteur Erinç persécute son instrument d’une frappe claire mais brute tout au long du show. « Graspop, Are you alive ?! ». Il apparaît clairement qu’aucun consensus ne peut être possible avec Mantar
Mantar


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: soit on adhère, soit on rebute. Mais peut-on rester indifférent pour autant devant une telle tension qui se lit jusqu’aux travers des veines apparentes du screameur Hanno, dont la voix saturée nous renvoie immédiatement à un univers sinistre et sombre ? A côté de lui, Erinç paraît presque serein, l’esprit tranquille contrastant avec l’agonie et les contorsions de son compère scénique. Les morceaux s’enchaînent et composent ainsi une fresque musicale déchirante. Une prestation dont on ne peut ressortir indemne : époustouflant ! (Panda)

De mon côté, la fatigue commence à se faire durement sentir, ce qui vaut bien un petit Pro-Pain
Pro-Pain


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pour se donner un coup de fouet en Main Stage 2. Non loin de là, c’est donc Mantar
Mantar


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qui ouvre la Marquee, et Panda en parle très bien ci-dessus. Je préciserais juste que, comme Bolzer
Bolzer


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la veille, on retrouve donc à nouveau un duo assez sidérant dans son genre, et qui a très vite progressé ces dernières années. Hanno se jette un dernier shot puis nous met KO debout en dialoguant littéralement avec son batteur, installé de côté et face à lui. Un set qui part sur les chapeaux de roue mais que je dois délaisser à regret étant donné que Modern Life Is War
Modern Life Is War


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s’apprête à jouer sur la Jupiler Stage.



Le groupe le sait, et le dira, il n’est connu que d’une très maigre fraction du public du Graspop. Et pourtant, quel groupe ! Formé en 2002 et auteurs de 3 albums incontournables (My Love. My Way. (2003), Witness (2005), Midnight in America (2007)), il influença toute une scène avant de se saborder puis de revenir il y a quelques années (Fever Hunting en 2013). Quelle joie de les retrouver, même dans cette configuration qui ne leur rend pas justice. Mais le groupe ne se démonte pas. Motivé (Jeffrey en casse son micro) et doté d’un son plus que correct (d’autant plus qu’il permet de discerner ces petites mélodies typiques du groupe) Modern Life is War
Modern Life is War


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va faire grandement plaisir aux quelques fans présents en interprétant un set en mode best of, ponctué de nombreux hits (Chasing my tail, Marshalltown, Martin Atchet,… la liste est fort longue sans oublier D.E.A.D.R.A.M.O.N.E.S. pour finir) ainsi que d’un extrait du 7’ à paraitre. Inspiré, Jeffrey n’oublie pas de communiquer avec un public encore timide, tantôt pour le remercier, tantôt pour expliciter ses lyrics, tel pour ce By The Sea intense, au sujet du suicide. Un des meilleurs groupes du week-end a joué ce matin sur la Jupiter Stage mais peu l’auront vu…



Véritable institution en Allemagne, on ne peut pas dire que ce soit également le cas en Belgique pour les Teutons d’Eisbrecher
Eisbrecher


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que beaucoup considèrent comme un ersatz de Rammstein, ce qui est, il faut le dire, difficilement contestable : des paroles simples, des riffs indus sur fonds de passages électroniques et une batterie à cadence élevée. On ne pourra certainement pas remettre au groupe le prix de l’originalité. Qu’à cela ne tienne, le chanteur Alexx Wesselsky, accoutré d’une veste de marin, a l’air heureux d’être là. On en veut pour preuve les nombreuses blagues pas toujours bonnes dans un anglais à la sauce choucroute (du style « J’ai 50 ans, oui je sais j’en fais 25 ! ») faites au public en début de show. Côté musique, l’intro Sturmfahrt donne le ton sur la tournure qu’aura ce concert aux allures de tribute band et nous aurons personnellement du mal à être emballés par le show proposé. Après le dernier morceau, Mistsück, cover de Megaherz, on se dit qu’Eisbrecher
Eisbrecher


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a fait le boulot, ni plus ni moins ! (Panda)



Nous retournons vers la Marquee pour accueillir un des rares groupes folk/viking de cette édition 2018 : Týr
Týr


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. Chez les Féroïens, on ne se préoccupe pas d’instruments traditionnels, on mise tout sur des riffs de guitares accrocheurs accompagnés de chœurs à voix graves déclamés à l’unisson. Et tout ce beau monde démarre au quart de tour avec le furieux Blood Of Heroes et on se dit que la suite ne peut qu’être meilleure. On va redescendre quelque peu de notre nuage face à un gros problème technique pendant lequel le chanteur Heri Joensen aura bien du mal à meubler le temps d’attente. On apprendra tout de même que le bougre n’est pas un grand amateur de bières et qu’il s’excuse d’ailleurs de faire honte à un pays particulièrement expert en la matière. La suite du concert sera tout de même très attrayante avec notamment les épiques Flames Of The Free, By The Sword, In My Hand Hold ou l’addictif The Heathen Hammer High aux mélodies pagan/folk savoureuses. On termine cependant avec un pompeux Shadow of The Swastika au discours condamnant les mouvements néo-nazis mais dans l’ensemble on a assisté à un show tenant la route et fort loin d’être déplaisant. (Panda)



Powerflo
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a moins fait parler de lui qu’un Prophets of Rage, mais le line-up a tout autant l’allure d’un all-star band avec Sen Dog de Cypress Hill, Billy Graziadei de Biohazard Christian Olde Wolbers (ex Fear Factory notamment) et Roy Lozano de Downset. Rien que ça ! D’ailleurs Billy s’amuse à aller au contact des premiers rangs dès les premiers instants de ce concert qui s'avère cependant assez décevant. La faute notamment à un son relativement pourri (surtout au niveau des guitares) et à un contenu somme toute générique, même pour un groupe du genre. Allez, comme nous le précise Sean Dog, le groupe n’a qu’un an d’existence (depuis la veille) et a encore le temps de progresser davantage. Et comme il dit : c'est une belle journée pour de la musique !



Je coupe donc court pour aller voir si Knocked Loose
Knocked Loose


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est fidèle à sa réputation qui le place dans le sillon d’un Code Orange. Alors si on en retrouve en effet pas mal d’ingrédients (jusqu’au t-shirt de metal extreme, Morbid Angel en l’occurrence), on dira quand-même que Code Orange reste largement au-dessus, même si ce set déménage pas mal dans son genre. Par contre, il faut aimer ce type de chant…



Direction la Main Stage 1 à nouveau pour assister au retour de Billy Talent
Billy Talent


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en terre graspopienne après 8 ans d’absence. Débuts difficiles pour les punk rockeurs canadiens car malgré un très remuant Devil In A Midnight Mass, le public n’a pas spécialement l’envie de se démener comme un diable. Que du contraire, l’assemblée semble fatiguée et c’est bien normal après trois jours et demi de festival. On ne pourra de toute façon rien reprocher au groupe concernant son enthousiasme. Kowalewicz est en excellente forme vocale mais le chaos espéré n’est pas atteint. Après un week-end rempli de guitares lourdes, tout cela semble vraisemblablement trop léger. Le morceau Saint Veronika a le mérite de faire sortir quelques slams de leur torpeur et c’est avec Devil on My Shoulder que le pic d’ambiance est atteint, la foule chantant le morceau d’une seule voix. L’énergique Red Flag ne baisse pas la cadence mais voilà déjà qu’arrive la chanson finale, Fallen Leaves. Une performance difficilement critiquable mais on aurait sans doute apprécié quelque chose de plus varié pour être satisfait à 100%. (Panda)



Cette relative lassitude n’empêche cependant pas une masse important du public de se rapprocher pour le concert de Body Count
Body Count


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, qui fait, il est vrai, régulièrement sold out en salle. L’intro menée via une reprise de Slayer nous rappelle à nouveau, si besoin en était, qu’Ice-T aime et a toujours aimé le Metal, le vrai. Amusant, il finit par nous expliquer pourquoi il arbore une camera autour du cou : tout simplement pour nous filmer aussi, puisqu’il est constamment filmé par les spectateurs et les caméras du fest ! Bavard, il nous présente son combo, y compris son fils aux backing vocals. Un set qui passe tranquillement mais qui aurait mérité plus de rythme jusqu’à sa conclusion, le Copkiller joué sans vergogne en compagnie de Billy Graziadei qui trainait encore dans les parages.



Passant outre la relative controverse causée par un Carnivore
Carnivore


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qui joue sans Peter Steele, je file en Marquee voir comment cette version du groupe s’en sort. Enervés les gusses, et ça envoie !



Mais c’est déjà l’heure de retrouver Limp Bizkit
Limp Bizkit


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, qui était tête d’affiche du festival il n’y a pas si longtemps et se retrouve cette année en position de sub sub headliner de la Main Stage 1. Il faut dire que le programme de la soirée est plutôt costaud dans le genre… Mais est-ce constat qui pousse Fred Durst à évoquer plusieurs le fait de jouer « just after lunch » ? Toujours est-il que lui et sa bande vont nous livrer un concert dans la droite lignée de ce qu’on peut attendre de Limp Bizkit
Limp Bizkit


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en 2018 : quelques tubes, des covers, de la déconne, de la parlotte et malgré tout un bon moment. En effet, devant un backdrop bien sommaire et alors que Limp Bizkit
Limp Bizkit


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était annoncé comme TA de l’Alcatraz à venir, Fred Durst and co’ s’approprient complètement la scène de Dessel, comme s’ils concluaient la journée, pour se faire plaisir, et quelque part nous faire plaisir aussi. Un concert à ne pas prendre au premier degré, en atteste Wes Borland, tout de maquillage noir & argent, ou Fred, affublé d’un pantalon à fleurs, d’un chapeau camouflage et de ses célèbres gants rouges. Ce même Fred arrête d’ailleurs la première chanson, Thieves (cover de Ministry… ça commence bien), après quelques mesures pour nous réveiller avant d’enchainer avec la fameuse Hot Dog. En mode stand up, il se fend ensuite d’un long discours, comparant, pour les newbies, la première expérience Limp Bizkit
Limp Bizkit


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live à une relation amoureuse, à la différence près qu’en une soirée il nous promet tout, du premier baiser à la rupture.
Après quelques riffs laissant deviner One Seven Army (notamment), c’est ensuite pari pour Rollin, l’occasion de constater que même les « vieux » y vont de leur pas de danse. Nouveau moment d’amusement avec Fred qui annonce la bière gratuite durant tout le set puis réclame des filles (ce qu’exécute la caméra) et de lancer My Generation … la scène envahie de filles justement. Notons d’ailleurs que c’est Tsuzumi Okai qui tient la basse en remplacement de Sam Rivers sur cette tournée… Après nous avoir interrogé sur ceux devant aller travailler le ledemain (''je vous ferai un mot d’excuse'') puis nous encourager d’aller voir Corrosion of Conformity
Corrosion of Conformity


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, Livin’ it Up est l’occasion pour Fred d’aller au contact du public, checks à l’appui et ultime vanne (''ça sent la marie jeanne'') avant de s’appuyer sur les premiers rangs pour débiter quelques lyrics bien sentis, un peu comme le fait souvent Chino Moreno. S’en suit un moment purement Limp Bizkit
Limp Bizkit


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, amusant pour les uns et frustrant pour les autres, centré sur l’interprétation de multiples covers (Walk, Master of Puppets, Wasted Years, Holy Wars…) avant de s’arrêter sur Killin in the Name, jouée en entier, puis Faith, introduit comme extrait du nouvel album. Sacré Fred ! Certains entament alors un slow durant My Way puis Wes se sent aussi pousser des ailes et part dans le public, quitte à jouer avec difficulté. On approche alors la fin du concert, d’abord avec un Break Stuff pour lequel Sean Dog rejoint le groupe, et de rester pour Insane in the Brain qui précède un Take a Look Around non sans que Fred ne salue Maynard James Keenan « son plus grand fan ». Vous aurez compris la référence… Sacré Fred, un bon moment de détente à défaut d’un grand concert de Metal ! On aura également apprécier la montée sur scène d'une jeune fille en fauteuil roulant qui s'était blessée la veille pendant le concert de Volbeat. Elle aura pu ainsi apprécier l'étendue de la foule en délire sur la plaine de Dessel depuis un fort beau point de vue.



Qu’aller voir après ça ? et pourquoi pas Emmure
Emmure


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, dont le line up fut complètement renouvelé à l’occasion du dernier album (Look at Yourself), plutôt largement représenté ce soir. Pas grand-chose à retenir de ce set, si ce n’est les influences Neo qui finalement ressortent encore plus en live, et aussi le fait qu’il est amusant de constater tous ces groupes qui se préoccupent de savoir si on sait qui ils sont, ou si on les a déjà vus.



On switche ensuite vers une Marquee fort bien remplie pour Lacuna Coil
Lacuna Coil


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, et Cristina qui nous gratifie d’ailleurs d’un sacré accoutrement à défaut d’un grand concert. Je poursuis ensuite en mode zapping (je sais, c’est mal) du côté de Skindred
Skindred


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qui met le feu au Metal Dome sans que l’incendie ne m’atteigne le moins du monde.



Place ensuite à la belle brochette de stars de Hollywood Vampires
Hollywood Vampires


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qui justifie aussi bien l’intérêt suscité par le groupe que les critiques. Forcément, avec un tel casting (Joe Perry, Jonny Depp, Alice Cooper) le groupe fait le plein et rameute peut-être le public le plus imposant du week-end. Mais tout ça pour quoi ? Quelques compos originales et bon nombre de reprises, certes sympa. Un bon moment (y compris une petite dose d’humour quand Alice va chercher Ice-T en coulisse pour présenter Jonny Depp) mais un concert loin de soutenir la comparaison avec les « vrais » bons concerts originaux auxquels nous avons droit en Main Stage.



Etant donné la forme studio de Judas Priest
Judas Priest


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dévoilée sur Firepower, il y a avait fort à parier que le concert du jour s’en ressentirait. C’est gagné ! Le groupe démarre plein gaz (sur Firepower justement, puis Grinder) et nous permet de découvrir son « nouveau » line-up avec un Andy Sneap à la guitare qui fait carrément le job. Alors certes, Rob Halford vieillit aussi, mais bon dieu quel concert ! The priest is back comme il dit ! Et d’enchainer avec un Sinner inattendu, au solo dément assuré par Richie Faulkner maintenant dans le groupe depuis 7 ans. Signalons aussi un fort joli décor, à l’arrière plan animé et bien mis en valeur pour Lighting Strike, puis Bloodstone. Vient ensuite le fameux Turbo Lover (qu’il est loin le temps où ce single était décrié par les fans…) précédant un Rising from the Ruins tranquille avant un Freewheeling Burning endiablé. Nous voici déjà au trio final avec d’abord un bien groovy You’ve Got Another Thing Coming puis la fameuse entrée à moto pour Hell Bent for Leather et (déjà) un Painkiller attendu, non sans regret pour une doublette Hellion/Electric Eye que l’on se serait bien envoyée aussi. Evidemment, le groupe revient, au travers d’un petit speech de Rob annonçant l’apparition de Glenn Tipton qui jouera tout le rappel composé de Metal Gods, Breaking the Law (quelle chanson) et Living After Midnight (jolie vest à patches Rob !). Un concert réussi mais bien trop vite passé !



Je me rapproche ensuite (sans aucune difficulté d’ailleurs) de la Main Stage 1 (non sans manquer de me fouler à nouveau la cheville sur les montagnes de détritus accumulés au sol) pour le concert de Ozzy Osbourne
Ozzy Osbourne


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, de retour au Graspop deux ans après son dernier show belge avec Black Sabbath. Fidèle à lui-même (I can’t fucking hear you), Ozzy nous livre un concert entre détente et hits, bourrés de riffs légendaires (Zakk de retour à la guitare) et tout simplement de hits : Bark at the Moon, Mr Crowley, I Don’t know, Suicide Solution… et ce n’est que le début ! Clairement, la retraite c’est pour les faibles ! Sans parler de ce magnifique décor, ponctué de lights du plus bel effet et renforçant cette impression de grandeur du show. Certes Ozzy fatigue (No more tears) mais finalement on s’en cogne , surtout que l’on participe pour War Pigs avant de laisser Zakk occuper l’espace le temps d’un long solo précédent un autre solo de batterie ! Il faut bien qu’Ozzy se repose… On en arrive de toute façon à la fin avec I Don’t Want to Change The World, Shot in the Dark et bien sûr Crazy Train. Un concert bien réussi en somme ! Reste évidemment un rappel, au son de Mama I’ Coming Home, repris en chœur, puis de l’évident Paranoid, faisant écho à la prestation déjà réussie d’Ozzy avec Black Sabbath en 2016. Il en a encore sous le pied on dirait !



Choix discutable que d’avoir placé A Perfect Circle
A Perfect Circle


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en conclusion du festival sur la Main Stage 2, tant le style du groupe s’avère en relatif décalage avec les autres formations du week-end. Mais quand on tient un groupe aussi qualitatif que celui-ci, pourquoi s’en priver ? C’est ce que vont s’employer à démontrer Maynard James Keenan, Billy Howerdel and co en délivrant un concert magnifique, maitrisé et presque sans défaut. Surtout, quel chant que celui de Maynard, bien dans son sujet malgré quelques tentatives de blague. En atteste ce magnifique The Hollow enchainé de fort belle manière avec le non moins renversant Weak and Powerless. A Perfect Circle
A Perfect Circle


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c’est aussi une certaine intensité dramatique (TalkTalk) et de la mélodie (Rose), en tout cas un sens de l’arrangement hors pair qui nous amène tout droit à une deuxième partie de concert émaillée de hits tels que The Outsider ou Thomas, avant un surprenant Dog eat Dog final et une prise de rendez-vous pour décembre prochain, cette fois en salle.



Ainsi s’achève ce Graspop 2018 qui aura rassemblé plus de 200.000 personnes sur les 4 jours , sous les feux d’artifice et avec cette nette impression que, malgré ses défauts (bouffe horriblement chère, zones saturées, quelques problèmes de son et l’arrivée du jeudi) forcément, on y reviendra. On prend les paris ?

LIVE REPORT DU JEUDI

LIVE REPORT DU VENDREDI

LIVE REPORT DU SAMEDI

Remerciements à l'organisation du Graspop Metal Meeting

Crédits photo : Graspop Metal Meeting


Texte : Guillaume + Panda
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