Ce sont inévitablement ces accents lourds, hérités du Post-Hard-Core peut-être, qui forgent la personnalité de ED WOOD JR. Sans quoi ED WOOD JR ressemblerait à plein d’autres formations duellistes. L’utilisation du sample, un jeu qui tourne et des cassures de rythme emprunté au Jazz auraient eu vite fait de reléguer le duo guitare/batterie dans le carton du déjà entendu si il n’y avait pas ces accélérations ou ces relances plombées.
Très peu de chant ici, pour ne pas dire quasiment pas pour un style qui est majoritairement instrumental, cela ne surprend d’ailleurs pas. Pourtant VANDAL X a déjà démontré l’utilité de ce dernier. ED WOOD JR préfère sur ce point se retenir et j’avoue que par moments, cela me manque. Un chant plus conséquent pourrait apporter une hargne supplémentaire. Sur Tap, même si il est encore trop discret, il justifie sa présence comme une nécessité et on a envie de les secouer pour qu’ils en donnent plus … des cris.
En bon héritier de DON CABALLERO, ED WOOD JR aligne sa sauvagerie à un style quelque peu rébarbatif pour y insuffler du neuf. La maîtrise de son sujet vient souligner l’attention que l’innovation pouvait déjà susciter. ED WOOD JR joue ses atouts et il a bien raison de le faire maintenant. La prochaine étape sera de libérer la bestialité que le chant peut contenir et je serai comblé.

Ed Wood Jr
Vandal X
Don Caballero