L'enregistrement a une nouvelle fois été confié au Noise Factory Studio et la production à Olivier De Martino (CHANNEL ZERO, LA MUERTE, LAMIRAL). Tout comme le volume I de Plethora, le volume II se déguste en 4 services.
Mais là où VIRGIN PROZAK faisait la part belle aux mélodies dans son premier EP, la formation namuroise a choisi de mettre cette fois-ci en avant son énergie.
Rythmiquement soutenu, ce premier EP déboule à l'instar de la batterie sur Alter Ego. Alors que sur ce premier volume, le power trio choisissait de surprendre en retenant cet ADN Metal, VIRGIN PROZAK prend le contre-pied et adopte une posture tout en muscle repoussant son penchant pour certains accents plus accrocheurs.
Avec Supremacy toutefois, le groupe aime à rappeler son envie de défendre une bannière plus généraliste et Rock. Et il en profite pour nous glisser une petite couche de choeurs qui ne devrait pas tomber dans l'oreille d'un sourd.
Avec son aspect plus dur et rugueux, Plethora II expose une facette plus sombre, au moins sur la forme, de VIRGIN PROZAK. Le disque est esthétiquement plus noir. Un peu à l'image de son artwork, le EP semble plus évident. Le premier volume dévoilait une image plus énigmatique qui invitait à plus de étonnements.
Paradoxalement et malgré cette évidence, Plethora II demande plus d'investissement à l'écoute. Troublant entre cette volonté d'en découdre et ce souhait de ne pas se fourvoyer à l'idée d'un Rock soutenu par sa guitare, les 4 compositions s'apprivoisent en deux temps. D'abord grâce à l'efficacité rythmique, avant ensuite de prendre la distance nécessaire pour dépasser cette manière d'enfoncer la pédale et de distinguer ces caractéristiques préservées plus Rock.

Channel Zero

