- Pourquoi avoir appelé votre EP « Solitude » ?
Noé : C’est en référence aux paroles. C’est un thème récurrent dans les différents morceaux de l’EP.
Je pense qu’à part peut-être dans « Facing The Sun », il y a toujours au moins un moment dans chaque titre qui se rapporte à la solitude. Ce sont souvent des « breaks » qui annoncent quelque chose de positif, négatif ou qui sert d’amorce à la suite du morceau.
Virgile : Ça se situe au niveau de l’atmosphère, aussi.
- J’ai l’impression que vous avez construit l’album un peu à la façon d’un film, je me trompe ? D’une part par les titres des morceaux, mais aussi par rapport au fait qu’il y ait un break entre les morceaux et parfois dans les morceaux aussi.
Matthias : On a écrit nos morceaux les uns à la suite des autres, sans trop réfléchir. C’est après qu’on a calé les deux interludes et qu’on a pensé l’ordre des morceaux.
- Combien de temps avez-vous mis à écrire l’album (instru + paroles) ?
Noé : Pendant l’été 2020, nous avons écrit premier titre : « Cage ». On l’a sorti en février 2021. Les suivants, nous les avons écrit en continu, nous n’avions pas de « morceaux en stock ». Donc « Night Sky », « The Shore » se sont suivis avant « Facing The Sun » qui lui a pris énormément de temps !
Matthias : On l’a commencé en même temps que « Night Sky ».
Virgile : Je pense qu’elle a pris beaucoup de temps parce que nous avons eu du mal à nous mettre d’accord rires
Noé : C’est vraiment le morceau méchant de l’album. Ça a été dur pour ma part d’écrire les paroles… Parce que je ne suis pas un méchant. *rires*
Du coup, avoir un discours « violent », c’était prise de tête à mort. Contrairement aux autres morceaux qui ont coulé de source au niveau des paroles.
- Quelle a été votre plus grosse source d’inspiration ?
Noé : Nous écrivons tous les morceaux ensemble. Musicalement, on s’accorde tous pour dire que Thornhill est le groupe qui nous inspire le plus.
Virgile : Le metalcore australien en général. Les groupes qui sont sous le label UNFD, en général.
En tout cas, la ligne conductrice de l’album était de parler d’un sentiment auquel nous pouvons tous et toutes s’identifier.
Noé : C’est un peu cliché, mais dans plusieurs textes, il y a des métaphores avec l’espace, le cosmos, la nature, etc... Pour décrire des émotions. Ce qui fait que les textes ne sont jamais à sens unique : chaque personne peut s’identifier à sa manière.

- Comment le projet Ice Sealed Eyes a-t-il commencé?
Virgile : Au tout début, on jouait à trois Cyril, Vincent et moi. Nous jouions au Cabaret (le spectacle de mon ancienne école), c’est cliché à mort. Rires Ils ont proposé l’idée de faire un groupe de metalcore. À ce moment-là, c’était encore vachement abstrait.
Matthias : J’ai rencontré une amie d’ami qui avait partagé un post sur les réseaux sociaux stipulant qu’ils recherchaient un guitariste. Sauf qu’à cette époque, je n’étais pas du tout prêt à jouer de la guitare dans un groupe.
Noé : De toute façon, à ce moment-là il y avait un autre guitariste dans le groupe. Personnellement, avant Ice Sealed Eyes j’avais juste été batteur. Cependant, je voulais essayer de chanter dans un groupe. Puis après, le guitariste est parti et Matthias nous a rejoint.
Virgile : C’est de cette formation là que nous avons sorti tout l’EP.
Noé : Matthias a apporté un tournant dans la couleur des sons. Quand on écoute « Cage », c’est un son qui est fort « lumineux » pour du metal. Matthias y a apporté de la « noirceur ».
Matthias : C’est ce que je cherche dans la musique en général, un peu d’ombre.
- Une anecdote de studio ou de répète ?
Noé : Je me suis cassé la main en voulant écarter la foule… Enfin, le public plutôt. Il y avait 40 personnes bourrées, on ne va pas appeler ça la foule ! *rires*
Le sol était plein de bière donc j’ai glissé, et c’est comme ça que je me suis blessé.
- Un petit mot sur la suite ?
Noé : Nous sommes en train de commencer des maquettes pour sortir quelque chose dans moins de 10 ans. Ça prend du temps, parce que nous avons directement commencé à faire les morceaux quand Matthias nous a rejoint alors qu’il y a toujours un temps d’adaptation dans un groupe pour comprendre la façon de travailler de chacun.
Virgile : Nous avons construit l’EP en 1 an. On a toujours enchaîné. C’est pour ça que nous n’avons pas encore pu finaliser des nouveaux morceaux, même si désormais on travaille plus rapidement qu’au début, et heureusement.
Noé : Le fait de pouvoir écrire les morceaux sur un logiciel chez soi pour ensuite venir en répète et les proposer aux autres, au lieu de devoir s’arranger pour être tous là à chaque répète, ça aide beaucoup.
Actuellement, nous sommes surtout dans l’optique de pouvoir se concentrer sur nos futurs concerts qui se profilent !
Sinon, on cherche des concerts. Nous avons quelques dates de prévues et des retours positifs, donc ça fait plaisir ! Voir que notre travail est apprécié, c’est « nourissant ». Ça a beau être du metal, on sait que nous faisons une musique accessible. Du coup, même les personnes ne faisant pas du tout partie de cette scène qui écoutent l’EP peuvent apprécier des morceaux comme « Facing The Sun » alors que de prime abord, on pourrait se dire que tout le monde ne serait pas capable d’apprécier le titre en entier.

Thornhill