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Live report 16-04-2022 par Maxime 4 min de lecture

Cytotoxin : Entre radiation et destruction

Étant donné que les groupes américains postposent sans arrêt leur tournée sur le vieux continent, cela a comme avantage de laisser plus de place aux affiches 100 % européennes et ainsi de découvrir les pépites de nos régions. C'est exactement ce que propose la tournée Operation : Radition. Comptant dans ses rangs les Allemands de Cytotoxin et Necrotted, les Anglais d'Osiah et les Espagnols de Bonecarver, cette affiche a tout pour plaire aux fans des scènes Brutal Death et Deathcore. Les groupes passaient le jour d'avant à Fontaine-l'Évêque mais n'ayant pas la possibilité de m'y rendre, je me tourne vers la deuxième date belge de la tournée (ce qui est tout de même bon à souligner) à la maison de jeune Vizit de Wilrijk.

Les hostilités, normalement programmées à 18h, commencent avec 50 minutes de retard... En effet, j'ai appris grâce à un employé de la salle que les groupes ont un problème avec leur car et que du coup, ils sont bloqués sur l'autoroute. Devant cette situation embêtante, des fans sont partis à la rescousse des artistes en allant les chercher avec leurs propres véhicules. Un beau moment de solidarité. Bref, cette date comporte également comme particularité de proposer en première partie de ce line-up déjà bien conséquent un groupe belge, à savoir When Plagues Collide. Les Aarschotois proposent un Deathcore Symphonique qualitatif et donnent directement tout ce qu'ils ont. Le public, statique et clairsemé, ne communie pas avec l'énergie déployée sur scène. Néanmoins, les chansons sont plutôt efficaces (notamment Elizabeth) et annoncent un futur radieux à la formation.

La soirée se poursuit avec Bonecarver et leur Slamming Deathcore. Dès les premières secondes, je remarque directement qu'on passe à un niveau supérieur. Le chanteur est super impressionnant et maîtrise à la perfection le pig squeal. Malheureusement, du côté de la foule, l'envie de se dépenser n'est pas présente. Ce qui fait que le frontman viendra lui-même créer un pit à la fin du set. La setlist est composée majoritairement de leur seul album Evil mais comporte tout de même une chanson venant de leur ancien projet : Cannibal Grandpa. Le concert est plaisant et quelques minutes supplémentaires ne m'auraient pas déplu.

De son côté, Necrotted est là pour s'amuser. Et ce ne sont pas le guitariste en claquette-chaussette et le chanteur pieds nus qui viendront vous dire le contraire. Bien que musicalement, le groupe soit sérieux et assène son Deathcore violent devant toute la salle. Entre les chansons, la formation se fait remarquer par des frasques surprenantes. Que ce soit aux travers de petites danses ou encore d'une interlude musicale pour enfants en allemand, on est servi en termes de comédie. Tous ces éléments extra-musicaux ne motiveront malheureusement pas les spectateurs. Cependant, le concert est tout de même très chouette.

A peine le temps de respirer qu'Osiah est déjà sur scène. Comme durant l'entièreté de la soirée, le son est bon même si les guitares sont moins mises en avant. Le jeu de lumière, quant à lui, est plus complexe et permet de donner une certaine atmosphère au concert. Le groupe est content d'être là et enchaîne les chansons de manière plaisante. La setlist navigue dans la discographie avec, tout de même, une préférence pour le dernier album Loss. Face à un public peu réceptif, les demandes du chanteur se résument à faire bouger la tête. Il faudra attendre la toute fin du concert pour que les quelques fans présents commencent à (légèrement) se déchaîner. Un bon concert, même si rétréci par le manque de temps.

Les hostilités se terminent avec Cytotoxin et leur Brutal Death Metal Technique. Si vous ne le saviez pas, le groupe est fasciné par Tchernobyl, à tel point que leur univers ne traite que de ça. Le chanteur arrive d'ailleurs sur scène avec un masque à gaz et un baril de produit radioactif. Ce dernier est l'élément scénique principal lors des prestations notamment à travers toutes ses mimiques faciales et sa gestuelle (mimant, entre autres, des tirs de mitraillettes lors du blast beat). Excepté lors du tapping, les guitares ne sont pas vraiment mises en avant, ce qui est dommage pour une formation technique. Dans la setlist, on se balade dans les quatre albums du groupe. Les nouvelles chansons de Nuklearth passent bien en live et permettent au public d'enfin se réveiller. Le chanteur profite d'ailleurs de cette énergie en participant au circle pit. Cytotoxin termine la soirée après 45 minutes de temps de jeu (et sans rappel) devant un public conquis et sur un message évocateur de leur frontman : « Don't Forget Tchernobyl ».

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