
C'est donc Pestifer qui était annoncé pour entamer les festivités. Suite à un problème de santé d'un des membres (sans gravité parait-il), les Liégeois ont été remplacés par d'autres Liégeois : Excavated qui a pu présenter un nouveau set qui reprend les morceaux du prochain album qui sera enregistré prochainement. Le line up est également nouveau avec Fred (Absolutus, Bokcreiter) au chant, Aubry (Never Light Horizon) et Xavier (Never Light Horizon) aux guitares, Simon (Never Light Horizon, Absolutus) à la basse et Pierre à la batterie.
« Ca c'est très bien passé, précise Aubry, en tout cas pour nous, malgré un léger manque de place (rires). Pour un mardi à Liège, on n'a pas à se plaindre et je tiens à féliciter Olivier Jacqmin et son comparse de se bouger le cul pour notre scène local.»
Place ensuite à Living Gate, groupe belge qui, comme beaucoup d'autres, a eu les ailes coupées par la pandémie, après un premier EP sorti en 2020. Le groupe peut maintenant (re)naitre tel un phénix. Il me parait important de préciser les pointures qui composent Living Gate : Aaron Rieseberg (YOB), Lennart Bossu (Amenra), Wim Coppers (Oathbreaker, Wiegedood) et Levy Seynaeve (Wiegedood, ex-Amenra).
Nous avons donc assisté au troisième concert du groupe. Une presta impressionnante au niveau de la technique de jeu et de l'énergie. Une maitrise totale des sonorités et des instruments. Du lourd en plein coeur. Une belle claque, « une leçon » comme dit mon comparse Luc.
Wim, le batteur de Living Gate, ajoute : « Le show était génial! Nous avons vu quelques visages familiers. Le Hangar est un petit endroit doux et nous avons joué serré à mort! Nous travaillons sur de nouvelles chansons que nous enregistrerons d'ici la fin de l'année. Gardez vos yeux ouverts l'année prochaine sur Relapse records.»
Olivier Jacqmin de PopKatari souligne l'absolue gentillesse des musiciens de Living Gate qui n'ont aucun problème à passer d'un Werchter full massacre à un Hangar semi rempli avec le sourire et l'envie d'être là . « Le soucis du détail au soundcheck était impressionnant, poursuit-il, ils avaient une exigence de précision entre eux dans l'exécution qui explique très bien pourquoi c'est aussi impressionnant quand ça joue pour de bon.»
Le mot de la fin portera sur le lieu de cette géniale soirée: le Hangar où je n'avais jamais mis les pieds. Un petit coin caché au milieu d'un écrin de verdure qui fait la part belle à la culture alternative. Un ancien bâtiment industriel avec un énorme feu ouvert au milieu (vu la chaleur d'hier, il avait une horrible allure), une déco bien foutue et des messages révolutionnaires sur les murs.

Living Gate



YOB

