
Les Français de Skip The Use aiment la Belgique et ils le font savoir. A peine quelques mois après leur passage à l'AB Club, le groupe originaire de Lille remettait le couvert, mais cette fois au Botanique dans une Rotonde quasi sold-out pour l'occasion.
Dans une pop-rock que beaucoup voudraient voir auréolée d'une rajoute Punk, Skip The Use venait présenter au public bruxellois son deuxième album, Can Be Late , fraîchement sorti chez Universal Music.
Si Skip The Use n'a rien d'un groupe de Punk, si ce n'est le look de son chanteur, le rock qu'ils dégagent pourraient bien être mis à égalité avec les crêpes de ma mère. A savoir qu'il ne faut pas spécialement avoir faim pour en manger.
Cependant, si les crêpes ont du succès avec la même recette éternelle, Skip The Use devrait, pour sa part, penser à varier les ingrédients. Même si leur musique s'écoute toute seule, la même recette en musique, ça finit pas lasser.
Prenez les mêmes morceaux sans Mat Bastard et vous aurez un truc banal mais bien léché!Ce qui reviendrait à dire que Skip The Use sans son chanteur, ce serait donc presque comme une crêpe sans levure, la pâte ne prendrait pas.
Mise à part cette petite mise au point stylistique et alimentaire, le groupe a des influences qui tirent de tous les côtés. En témoigne l'exercice de vocalise à la Iron Maiden durant lequel Mat Bastard s'égosille et fait souffrir ses cordes vocales pourtant plus jeunes que celles de Bruce Dinckinson.
Bref, si Skip The Use a bien un énorme point fort, c'est son chanteur et l'énergie qu'il dégage. Si la comparaison avec Block Party s'arrête presque au fait que les deux groupes ont un chanteur black, Skip The Use, au contraire de Block Party, balance une patate d'enfer et vous donne le sourire après une bonne journée de boulot. Rien que pour ça, allez voir Skip The Use ça vaut le coup!
En résumé, Skip The Use, c'est chouette, c'est fun mais pitié arrêtez de dire que c'est du Punk!

Skip the Use