Avant de voir débarquer Jacoby et ses acolytes, deux groupes ouvraient la soirée : Debunk, groupe français qui avait gagné le concours lancé par le label de Papa Roach pour ouvrir la date et Glamour Of The Kill, open act officiel de la tournée. Malheureusement, c'est à la fin du set de ces derniers que je suis arrivé sur place où une foule déjà très compacte étant présente dans la salle. Pour faire simple : un groupe emocore à mèches entre Escape The Fate et Bullet For My Valentine. Vous voyez le genre.
Les gens présents sont tous là pour la tête d'affiche de la soirée : Papa Roach, cela ne fait aucun doute. Et tout comme la veille avec la présence d'Airbourne, il étonnant de constater que le 110 Boulevard Anspach n'affiche pas soldout ! Pourtant, il faut remonter à longtemps pour retrouver trace d'une tournée du groupe en tête d'affiche. En 2012, c'était en première partie de Stone Sour et en 2010, en première partie de Disturbed. Ici, on allait enfin avoir droit à un long set plus complet. C'est donc vers 21h00 que les lumières s'éteignent pour voir ensuite débarquer Tony derrière ses fûts pour envoyer le pattern de la première chanson de la soirée : Burn. Jacoby, Tobin et Jerry débarquent ensuite à tour de rôle. Drôle de choix pour commencer le live mais le refrain met déjà une belle ambiance. Elle montera d'un cran avec Silence Is The Enemy, première chanson de la soirée issue du dernier album en date, The Connection. Puissante, rapide et efficace. Il n'en faut pas plus pour voir jumper près de 1800 personnes. On parlait de rapidité et puissance... ça continue de plus belle avec le vieux Blood Brothers. Après ces 3 premiers morceaux issus de 3 disques différents, le constat est simple : le groupe pète la forme comme toujours, le public est chaud, le pit est gentil mais bien ouvert. Tous les ingrédients pour une bonne soirée !

Le quatuor suivant sera un bon mix entre l'ancien et le nouveau Papa Roach: Give Me Back My Life qui est une chanson plutôt sombre par rapport à ce qu'ils font d'habitude (I don't wanna breathe, I don't wanna die / I can't feel, I'm paralyzed) et la participation du public diminue un peu avant de revenir en force avec le célèbre Between Angels and Insects , premier moment fort de la soirée. Les deux autres, Where Did The Angels Go et Forever n'auront pas le succès qu'ils auraient mérité. On aura encore droit à deux nouveaux titres par après avec Leader Of The Broken Hearts dont l'intro fut assez brouillone et puis le très bon Still Swingin' qui aura remis d'aplomb ceux qui auraient été quelque peu déconnecté par le morceau précédent.
Arrive ici la surprise de la soirée : la présence de Born With Nothing, Die With Everything issu de l'opus Lovehatetragedy (2002). Et on dirait bien que c'était le morceau le mois connu du public... Pourtant, ça faisait plaisir du bon vieux old-school ! Scars, un des plus gros tubes du groupe fait alors son apparition pour le plus grand bonheur des fans présents ! Avant de terminuer sur leur bombe To Be Loved, survint l'anomalie de la set-list : Lifeline. Vraiment ? Metamorphosis est un de leurs meilleurs albums et c'est là seule qui sera tiré de celui-là ? Où est passé Hollywoord Whore ? Aux oubliettes apparemment. Jacoby et ses 3 acolytes reviennent rapidement sur scène pour nous jouer 3 titres vieux d'au moins 10 ans : Getting Away With Murder, Dead Cell et leur hymne Last Resort qui mettra le feu à la fosse pour finir la soirée en beauté !

Papa Roach ont confirmé leur réputation de bête de scène avec une énergie toujours maximale et un Jacoby qui bouge autant qu'il chante ! Seul point un peu négatif : la set-list. Pour un concert en tête d'affiche, on pouvait espérer plus qu'1h15 de live. Au moins 20 minutes de plus n'aurait pas été du luxe. Et le choix des chansons était parfois décevant : Burn, seule chanson tirée du disque précédent alors qu'il comporte des bombes du genre One Track Mind ou Kick In The Teeth ; Lifeline, seule chanson tirée de l'album Metamorphosis alors qu'on pouvait légitimement espérer Hollywood Whore... Ce sont évidemment des appréciations plus personnelles, plus subjectives mais de nombreuses personnes à la sortie étaient de cet avis. Un dernier mot enfin sur le public : alors qu'on pouvait s'attendre à beaucoup de groupies de 15-18 ans, la moyenne d'âge était plus proche des 25 ans avec beaucoup de personnes de la trentaine ! Comme le disait le site de l'AB: si êtes de la génération qui a connu Clérasil tous les matins alors vous avez connu l'émergence de ce très bon groupe qu'est Papa Roach ! Et ils n'ont pas fini de nous faire plaisir !


Amon Amarth
Carcass

Jimmy Eat World
Airbourne

Debunk


