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Live report 15-04-2014 par Peps 9 min de lecture

Le Durbuy Rock Festival se paye une affiche exceptionnelle pour ses 18 ans!

Bien connue des touristes pour la beauté de ses paysages, ses itinéraires de promenades et pour offrir un peu d'adrénaline à quelques aventuriers de passage, la petite ville de Durbuy n'est plus à présenter. Mais à côté du flot de touristes, les environs de Durbuy cachent quelques petits coins de paradis. Des villages restés encore à l'abris, ou presque, de la masse touristique. A seulement quelques kilomètres de là, se trouve d'ailleurs le village de Bomal-Sur-Ourthe. Habituellement peuplée d'environ 1100 habitants, la bourgade est paisible et vit au rythme du marché dominical et du clapotis de l'eau.

Située dans la vallée de l'Ourthe, un affluent de la Meuse, Bomal jouit d'un cadre relaxant et propice à la (re)découverte des choses simples. Mais une fois par an, le village se transforme en un lieu de pèlerinage non pas pour les amateurs de calme et de verdure, mais pour le fans de metal. En fêtant ses 18 ans, le Durbuy Rock Festival fait désormais figure d'incontournable dans la liste des festivals belges de taille moyenne, mais ça tout le monde ne le sait pas encore. Depuis 2006, le DRF s'étale même sur deux jours et donne la part belle aux groupes belges, mais attire également des pointures de renommée mondiale.

Avec un budget artistique quasi doublé, l'organisation du festival a frappé un gros coup cette année. Les deux scènes du DRF auront vu défiler des groupes d'un calibre impressionnant tout au long de ces deux jours de fête. Le vendredi aura été majoritairement dédié au metal nordique. Avec Sonata Arctica et Stratovarius, le DRF est clairement parvenu à réunir ce qu'il se fait de mieux en power metal finlandais. Le premier jour aura également été l'occasion de se payer une bonne tranche de death avec les Polonais de Decapitated et les Italiens de Fleshgod Apocalypse. Mais la réussite de cette édition 2014, le DRF la tient surtout dans la programmation du samedi. En réunissant des pointures mondiales telles que les Allemands de Heaven Shall Burn ou encore les Américains de Crowbar et de Biohazard, l'affiche du deuxième jour a rameuté les foules!


Ignitions

Mais, comme pour tout, il faut revenir au commencement. Vendredi 11 avril, 17h, les portes à peine ouvertes, les enceintes de la scène extérieure crachent déjà les premiers décibels et plus particulièrement ceux des Belges de Ignitions. Vainqueur d'un des tremplins du DRF, le jeune groupe originaire de la province du Luxembourg aura eu la lourde tâche d'ouvrir le bal. Avec un album sous le bras et un deuxième en préparation, le quintet aura fait son job tout en puissance.


Scarlet Anger

Ce premier jour aura également permis de découvrir d'autres vainqueurs des tremplins. Les Luxembourgeois de Scarlet Anger et de Scarred auront également dépoussiéré les tympans des spectateurs déjà bien nombreux. Si les seconds auront réellement déménagé, les premiers auront quant à eux donné l'impression de jouer au ralenti. Sur la grande scène intérieure, Scarlet Anger se la sera jouée pépère. Dommage car une occasion comme celle-là ne se représente pas tous les ans. Ça les boys de Scarred l'on bien compris. Sur la scène outdoor, les six Luxembourgeois auront montré une belle cohésion tant dans leur musique que dans leur jeu de scène. Le public ne s'y trompe pas. Quand les headbangers commencent à s'échauffer, c'est souvent bon signe.


Scarred

Carrément annoncé dans le programme du festival comme le meilleur groupe belge de power metal, Max Pie arrive sur la scène intérieure avec son second album en poche. Entre un metal prog à la Dream Theateret un power metal à la Gamma Ray, Max Pie a beau être caressé dans le sens du poil par l'organisation du DRF, bah oui, le chanteur du groupe n'est autre que le fondateur d'un autre festival, le PPM Fest, ce que l'on aura vu sur scène aura plutôt été pompeux et pompant. Pas grave, ça donne l'occasion à la foule sans cesse plus nombreuse de profiter des derniers rayons de soleil à l'extérieur. Car passé 19 heures, le froid commencera à s'installer sur la pleine de Bomal, mais surtout le reste de la soirée ne laissera pas beaucoup de répit au public.


Hacride

19h15, les Français de Hacride poussent encore le volume vers le haut et assomment les gens massés contre les barrières de sécurité avec un death surpuissant. Même si on leur pardonnera quelques fausses notes surtout dans le chant clair, les quatre musiciens enfoncent le clou d'une bien belle manière. Dans le public, ça pogote, ça crie, ça boit, bref la soirée débute vraiment et ne s'arrêtera qu'aux petites heures du matin.

Car la suite de l'affiche de ce vendredi est tout simplement d'une énorme qualité. Rarement présents en même temps, les Finlandais de Sonata Arctica et ceux de Stratovarius auront ravi les fans de power metal épique. Car qu'on aime ou pas, ces deux groupes représentent sans doute à eux deux ce qu'il se fait de mieux dans le genre.


Sonata Arctica

Avec quinze ans de carrière au compteur, Sonata Arctica venait présenter son huitième opus, Pariah's Child, sorti à la fin du mois de mars. Mais c'est bien lorsque le groupe originaire de la froide Laponie remue son passé que le public s'enflamme. Une armée de poings levés en rythme envahit alors le centre omnisports qui accueille la scène indoor. Même si le côté pop du chant de Tony Kakko peut s'avérer parfois un peu ennuyant, force est de constater que le DRF cuvée 2014 tient là sa première grosse claque.

Vient ensuite le tour d'une cylindrée italienne: Fleshgod Apocalypse. Avec leur death metal mélodique, les Italiens nous emmènent dans leur univers fait de zombies et de films d'épouvante. Dans leurs costumes trois pièces, les cinq ritals donnent l'impression de sortir d'un cercueil et se la jouent Dracula superstar. Accompagné par une chanteuse lyrique, le groupe parvient à donner une touche un peu plus sensible à sa musique. Avec trois albums au compteur et après avoir tourné dans le monde entier, Fleshgod Apocalypse faisait escale à Durbuy et ce, pour le plus grand plaisir des yeux des oreilles.


Fleshgod Apocalypse

De retour à l'intérieur, place à la seconde étape du volet metal finlandais de cette édition du DRF avec Stratovarius. Le groupe fondé en 1984 et dont le quatorzième, Nemesis, est sorti en février 2013 tient la toute grande forme. La bande à Timo Kotipelto (ndlr: chanteur de la formation) nous fait même l'honneur de se déplacer rien que pour nous puisque Stratovarius est là, à Durbuy, en exclusivité européenne! Qui a dit que le DRF n'avait pas des arguments de force? Toujours est-il que sur scène Stratovarius déballe tout. Toujours dans un style qui oscille entre du Helloween et du Yngwie Malmsteen, Stratovarius met tout le monde d'accord. Dans la fosse, ça se bouscule, ça pogote, ça fait du crowd surfing, bref le hall omnisports de Bomal a des allures de terrain de bataille. A nos yeux un sérieux cran au-dessus de leurs compatriotes de Sonata Arctica, Stratovarius aura enflammé la scène du DRF comme on l'espérait.


Stratovarius

Mais pas le temps de souffler car il a beau être minuit, il reste encore un gros morceau à s'enfiler sur la scène extérieure. A peine sorti d'une tournée européenne avec Lamb Of God qui les avait d'ailleurs emmenés à l'Ancienne Belgique de Bruxelles, les Polonais de Decapitated allaient inonder Durbuy de leur death metal. Dans un froid presque polaire (on exagère à peine, il faisait 5 degrés), les quatre Polonais venaient présenter quelques morceaux de leur prochain album qui sortira dans le courant de l'année chez Nuclear Blast. Le groupe, qui avait fait une pause entre 2007 et 2009 suite à l'accident de son tour bus en Russie qui avait d'ailleurs coûté la vie au batteur du groupe, est de retour depuis quelques années et semble plus fort que jamais. Déjà à l'AB la bande à Vogg, le guitariste et frère du batteur décédé, avait fait forte impression et ce fût une nouvelle fois le cas à Bomal. Ouf, car il faut avouer que s'ils avaient déçu, le froid aurait eu raison de la forte affluence dont ils ont bénéficié.


Decapitated

Presque une heure du matin. Il ne reste plus que les courageux, les insomniaques et les ivrognes pour terminer la soirée avec les Liégeois de Sevenson, un groupe de cover d'Iron Maiden. Mais pour ceux qui restent les deux jours la nuit sera courte puisque le samedi la plaine de Bomal ouvrira ses portes dès 11h30 et ne les fermera qu'à 2h du matin. Au programme, pas moins de 15 groupes à l'affiche de cette deuxième journée. En plus des groupes belges tels que Ithilien, Beautiful Hatred, Deepshow et Steak Number Eight, le DRF accueillera sans doute sa plus grosse affiche depuis sa création. En effet, se succéderont également sur les scènes du DRF les Américains de First Blood et leur hardcore classique mais dévastateur, les Russes de Arkona pour une sérieuse dose de pagan metal, mais le clou de la soirée sera sans nul doute le fait de réunir trois mastodontes de la scène metalcore et hardcore puisque les Allemands de Heaven Shall Burn seront là, tout comme les Américains de Crowbar et de Biohazard! Bref que du lourd!

LIEN VERS LE LIVE REPORT DU SAMEDI

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