
Guillaume : Le temps est effectivement tr�s nuageux � mon arriv�e. Mais une grisaille pas (encore) tr�s humide, donc il ne fait pas trop chaud et c'est presque l'id�al pour une journ�e de festival ! Alors que j�attends pour p�n�trer dans l�enceinte du festival, j�entends une partie du set de Carach Angren au loin, mais assez pour me forger un avis sur le rendu live de leur black matin� de heavy.
Les choses s�rieuses commencent donc avec Nails et leur grind/power violence tr�s remarqu�, notamment depuis la sortie de l'excellent Abandon All Life. Le groupe livre une prestation �nerv�e comme il faut, et assez puissante dans l�ensemble, sans atteindre ce rendu si haineux que l�on peut percevoir sur album. Il est vrai que ce type de grande sc�ne n�est peut-�tre pas id�al pour la musique pratiqu�e par Nails, qui ne mise ici sur aucun d�cor particulier, et ce malgr� le charisme certain de ses membres. A revoir en club !

J�arrive malheureusement un peu tard pour Amenra dont la r�putation live n�est plus � faire. N�anmoins, je n�ai aucun mal � me prendre � leur show compl�tement hypnotisant, ce qui reste toujours une belle perf� en mode festival ! Tr�s jolie prestation dans un metaldome bien rempli.
Quand Nile arrive sur sc�ne on sent directement qu�on va se prendre une grosse baffe... Et en effet ! Leur Brutal Death sauce �gyptienne fonctionne tout de suite et la setlist fort bien constitu�e ne laisse aucun r�pit. Le son est plut�t bon, et permet de bien profiter des diff�rentes nuances techniques de leur musique. Kafir !

On reste sur la sc�ne extr�me, mais dans son pendant plus progressif, avec Enslaved, dont le nom s�affiche joliment en lettres lumineuses � la place du traditionnel backdrop. Le son est l� encore tr�s bon et permet de bien profiter de la musique tr�s riche du groupe, excellemment interpr�t�e par des musiciens tous tr�s justes, sans parler du chant clair, majestueux� Au final je regrette juste le manque de titres extraits de Riitiir : avec un temps de jeu r�duit � 45 minutes, Enslaved n�a pu jouer que six titres et a choisi de faire honneur � ses diff�rentes �poques avec notamment les classiques que sont Ruun, Isa ou encore Ethica Odini.

Pierre: C�est seulement � cette heure-ci que j�ai d�barqu� sur la plaine pour mon premier concert de la journ�e : Walls Of Jericho. Pas que la programmation du d�but de journ�e ne m�int�ressait pas du tout mais j�ai �t� faire un tour du c�t� de Mol pour quelques courses & j�y ai finalement pass� plus de 2 heures� Braderie, shopping, repas dans un vrai snack, d�gustation de Maes et Martini au Carrefour. On s'est fait plaisir ! Mais retour � ce qu�il va se passer sur la Jupiler Stage. Il fait moche, il y a du monde et le message sur le backdrop affich� sur sc�ne est clair : � Mosh Hard �. J�avais vu Candace et ses acolytes samedi dernier au Summerblast mais je suis toujours autant �tonn� de sa musculature et de la puissance vocale qu�elle d�gage. Un concert net et sans bavure comme toujours avec en plus un nouveau morceau ! Enfin un nouvel album apr�s American Dream sorti en 2008 ?! Malheureusement, le son n��tait pas tr�s homog�ne, les guitares avaient parfois un son de casserole. Une des rares fois o� la qualit� ne fut pas au niveau ce weekend. Quoi qu�il en soit, ce fut une bonne entr�e en mati�re aujourd�hui. Jamais d��u avec Walls Of Jericho !

Guillaume : Maintenant habitu� des Main Stages, Gojira ne faillit pas et livre une tr�s bonne prestation, comme d�habitude. La puissance de feu du groupe est bien l�, tout comme la technicit� hors pair des musiciens encore une fois hyper � l�aise sur les traditionnels Backbone ou The Heaviest Matter of the Universe� Mais une petite g�ne s�installe... non, pas � cause de la petite pluie, plut�t en raison du manque de renouvellement de la setlist qui s�ach�ve �trangement par Vacuity.
Pierre : A cause du chevauchement avec Walls Of Jericho, je n�ai vu que 30 minutes de Gojira mais assez pour me prendre une bonne claque dans la gueule. Contrairement � Guillaume, je ne les ai pas souvent vus (seulement la troisi�me fois en 6 ans) et la set-list ne m�a pas d�rang�e. Les fr�res Duplantier, que ce soit au chant ou � la batterie, m��tonnent toujours autant. Dommage que l�ambiance n��tait pas meilleure dans la fosse, �a avait l�air trop calme d�o� j��tais.

Retour sur la petite Jupiler Stage pour un autre groupe de l�gende du hardcore : Pro-Pain. S�ils n�ont pas le m�me succ�s que les potes de New-York comme H2O ou Agnostic Front, ils restent une valeur s�re en live. Et �a nous permet de revoir notre Jonas national qui office dans le groupe depuis 3 ans d�sormais. L�affluence se fera plus grande au fil des minutes. Gary avait pour l�occasion mis un chapeau � l�honneur des Diables Rouges. Sympa de sa part ! Surtout qu�il ne savait pas encore qu�on allait �liminer les USA� Son nickel, un set �nergique du groupe et un d�but en fanfare avec Deathwish, single issu du dernier opus. C�est un vrai plaisir pour les oreilles et les mosheurs pendant 50 minutes. Troisi�me concert de la journ�e et troisi�me claque !

Guillaume : Satyricon est en grande forme et l�affluence prouve qu�il existe clairement une attente du public envers le groupe. Le concert, aid� par un son tr�s clair, est tr�s r�ussi, m�lant les gros hits comme Now, Diabolical avec plusieurs extraits de l�excellent dernier album (Our World, It Rumbles Tonight, The Infinity of Time and Space et Walker Upon the Wind). Le concert s�ach�ve sur Mother North et KING, dans la classe la plus totale.
Pas forc�ment sur ma liste au d�part, je passe devant Kylesa et d�cide d�y rester pour assister � la deuxi�me moiti� de leur set : je suis en effet souffl� par leur prestation ! Le chant est plut�t juste, et le son, m�me ainsi domin� par les bases, rend bien justice � leurs compos atypiques. Une prestation d�autant plus plaisante sur cette Jupiler Stage flambant neuve.
Pierre : Pas fan du tout de Satyricon et Kylesa, j�avais coch� la Main Stage 2 dans mon horaire � cette heure-l� pour voir Trivium. J'�tais tr�s curieux de les voir vu le streaming de leur concert affreux au Rock Am Ring d�but du mois. Ou plut�t de la voix affreuse de Matt. Incapable de crier, incapable de changer juste en voix claire, soutenu par ses comparses tout le show. En plus, �tant sous-t�te d'affiche de la Main Stage 2, il fallait assurer. Verdict : ce n'�tait pas le meilleur concert du groupe mais au moins, ils ont g�r� un minimum. Matt �tait plus en voix mais n'arrive plus � crier comme avant. Maladie ou probl�me plus persistant ? La set-list fait le tour de toute leur discograhie mais est �videmment ax�e en nombre principalement sur le dernier disque (3 chansons) et le pr�c�dent (4 chansons). La surprise du show ? Les fumig�nes ? Non. C'est la mode d'avoir un minimum d'effets sur sc�ne d�sormais. Une chanson particuli�re dans la set-list ? Voil� ! Retour de Anthem The Fire et �a, m�me si elle n'est pas aussi bien chant�e qu'� l'�poque de sa sortie, �a fait plaisir ! S'il n'y avait que �a � dire, on pourrait dire que c'�tait un bon concert. Mais il y a une chose dont on ne peut pas ne pas parler : les interventions de Matt. Il a parl� entre quasi chaque chansons pour dire � quel point le concert au Download Festival �tait g�nial, celui au Rock Am Ring aussi (ah bon ?!) aussi mais que le public devrait se r�veiller pour �tre au m�me niveau que leurs confr�res allemands et anglais. Et comme on pouvait s'y attendre, au final, le public �tait g�nial. Mouais, pas du m�me avis. Si on veut que le public soit chaud, � vous d'assurer. Et pas demander non-stop qu'ils fassent du bruit sans �tre forc�ment des b�tes sur sc�ne. La prochaine fois, que Matt s'abstienne.

Guillaume : The Dillinger Escape Plan attaque son set avec trio mortel : Prancer, Farewell Mona Lisa et Milk Lizzard. Quelle entr�e en mati�re ! Chose vraiment importante pour ce genre de groupe, le son est tr�s bon et me fera quitter, � regret, les Am�ricains pour aller voir Neurosis.

Neurosisc�est un son, Neurosis c�est une pr�sence et, pour ce samedi au Graspop, Neurosis c�est une r�ussite totale. Une prestation incroyable d�intensit� qui mettra les fans au bord de la transe. Le son est chatoyant,solide et le groupe envo�tant. Des morceaux phares comme Locust Star, Water Is Not Enough ont un rendu fabuleux et le concert passe aussi vite que les titres jou�s sont lents. Un des meilleurs shows de la journ�e.
Pierre : Toujours sur la Main Stage mais la num�ro une cette fois pour une bonne dose de rock'n'll avec Alter Bridge et un certain Miles Kennedy que beaucoup ont d�couvert via le groupe de Slash. On s'attendait � les voir plut�t � Werchter mais finalement, c'est bien � Dessel qu'ils sont, pour notre plus grand plaisir ! Et ce, pour leur derni�re date de la tourn�e. Et vu les t-shirts et les gens ammass�s devant, ils �taient attendus ! C'est sur leur single Addicted To Pain, tir� de leur nouveau disque, qu'ils nous balancent les premi�res notes d'un show de presqu'une heure plein d'�nergie, d'�motions et de grande qualit�. Malgr� son timbre tr�s haut, Mister Kennedy assure et ne chante pas faux comme beaucoup de jeunes chanteurs actuels. Ils viennent de nous mettre une bonne claque et placer la barre tr�s haut avant les derniers groupes qui doivent encore passer aujourd'hui.

Guillaume : Je suis arriv� apr�s le d�but de Dark Tranquillity mais je n�ai aucun probl�me pour bien me placer dans le Metaldome. Un sympt�me d�une fr�quentation du festival en baisse ? La tente finit quand-m�me par bien se remplir d�un public qui mange litt�ralement dans la main de Mikael Stanne, dont la prestation vocale m�a scotch�. Imp�rial, il fait honneur � la m�lodie m�lancolique des derniers opus (What Only You Know, The Science of Noise, State of Trust) d�un groupe qui d�livre en outre de nombreux hits (Final Resistance, Misery�s Cown�). Arm� d�un joli d�cor (notamment les quelques projections), Dark Tranquillity tient la sc�ne et produit une excellente prestation.

Pierre : Si le Dome n'�tait pas fort rempli pour Dark Tranquillity, c'est certainement car la plupart des festivaliers �taient sur la plaine pour le doubl� plus qu'all�chant qui allait faire son apparition : Limp Bizkit et puis Volbeat en cl�ture ! Excusez du peu. Premiers � jour, sur la Main Stage 2, Limp Bizkit. Etonemment, ce concert fut plus que plaisant. Certes, un peu de play-back, Fred Durst avait l'air quelque peu d�fonc� et beaucoup de covers. Mais bon dieu, quelle ambiance ! Le public �tait chaud boulette, Fred s'amusait � prendre des bains de foule et nous, on n'a pas vu le temps pass� ! Une des belles surprises de la journ�e.

Guillaume : L�attente est �norme pour Carcass. La Marquee n�est peut-�tre pas pleine mais d�s le d�but de 1985, certains fans perdent pied et rentrent totalement dans le concert pour n�en ressortir qu�au son de l�outro (1985 �galement !). Le son est pachydermique (ce Incarnated Solvent Abuse !) et les hits du groupe d�ferlent tout au long d�un set, parfois entrecoup� par les interventions malicieuses de Bill Steer, dont l�humour toujours aussi sp�cial en d�concerte plus d�un : on retiendra notamment les quelques sarcasmes sur l�affluence, sur le manque de dynamisme du public et sur le fait d�aller plut�t voir Limpt Bizkit et Volbeat� sacr� Bill ! Les nouveaux titres issus de Surgical Steel sont mis � l�honneur (The Granulating Dark Satanic Mills, Unfit for Human Consumption, Captive BoltPistol) et se marient parfaitement avec le r�pertoire plus old-school des Anglais (Genital Grinder, Reek of Putrefaction), pour un r�sultat finalement assez diff�rent de leurs prestations festivali�res pr�-retour. Ce qui se verra aussi dans le d�cor de sc�ne, moins sanguinolent que par le pass� (rappelez-vous les vid�os de dissection et compagnie). Ebouriffant, puissant� un bonheur total. Ma t�te d�affiche de la journ�e.

Pierre : Mais la t�te d'affiche officielle, c'est bien Volbeatet c'est � eux d'entrer sur la Main Stage pour cl�turer cette journ�e. Suite au gros concert de novembre dernier � Forest National, l'attente �tait grande autour de ce show. Et on n'a pas �t� d��u. Les effets pyrotechniques, le d�cor de sc�ne, les artifices et leur logo en metal entour� de flammes. Visuellement, tout �tait en place pour assurer un concert digne d'une t�te d'affiche. Musicalement, ils sont �galement en place. Michael avec sa voix si particuli�re nous a gratifi�s d'une grande performance. Ses coll�gues ont �galement assur� : un jeu de batterie simple mais efficace, un bassiste qui fait toujours autant de grimaces pour amuser les premiers rangs et un Rob Caggiano, un peu moins omnipr�sent que d'habite, qui nous joue quelques solos bien l�ch�s. En tout, ce sont 18 morceaux qui seront jou�s ce soir. Lola Montez, Sad Man's Tongue, Radio Girl, Fallen, Still Couting et j'en passe. On a m�me eu droit � un nouveau court morceau que Michael nous invita � coter version Jules C�sar : un pouce vers le haut si c'est bon ou un pouce vers le bas si c'est mauvais. Pouce vers le haut � l'unanimit� ! Ce nouvel album s'annonce plut�t bien. Quant � ce soir, sans �galer le show de novembre dernier, en salle, Volbeat ont prouv� qu'ils avaient l'�toffe des plus grands. La rel�ve est bien l� !


Carach Angren
Nails
Amenra

Enslaved

Gojira









Dark Tranquillity
Volbeat
Carcass