C’est Hellions qui a la dure tache de nous servir d’apéritif. Et encore une fois, c’est une spécialité australienne qui nous est proposé, une nouvelle mode décidément. Ça se laisse goûter mais c’est sans plus, plutôt fade. Et surtout étrange sur le menu de la soirée... Du punk / hardcore, vraiment ?! Choix spécial. Mais la sauce n’a pas pris malheureusement. Il y a apparemment une seule personne qui connaissait et qui en redemandait encore après 25 minutes mais c’était bien le seul. La première entrée s’appelle The Acacia Strain. Tout de suite, c’est un niveau au-dessus. Une recette qui tourne depuis de nombreuses années et qui sait y faire pour faire bouger ses spectateurs. Pourtant, le pit aura bien du mal à s’ouvrir. Cueillis à froid ? C’est une excuse facile. Pourtant, c’était une bonne façon de s’écarter du chanteur qui apparemment à tendance à postioner dans votre assiette quand il chante… bon appétit ! En tout cas, le nombre de convives dans la salle augmente fortement. On voit qu’on approche du plat principal.
Mais avant ça, place à une seconde entrée bien plus cohérente avec la tête d’affiche du soir, à savoir : Volumes from L.A motherfuckers ! Quasi entièrement habillé en blanc, la mayonnaise a très vite pris avec le public. Emmené par deux frontmans, les Ricains nous ont balancé du son groovy avec une patate monstrueuse ! Personnellement première fois que j’y goûtais ce soir et j’en reprendrai une part sans hésiter la prochaine fois qu’ils seront de passage en Belgique, même si leur nouveau chanteur qui a remplacé l'habituel en dernière minute avant la tournée, apparemment un peu malade, était un niveau en-dessous de son acolyte vocaliste. Le décalage n’était pas choquant non plus. En tout cas, le final sur Wormholes, lui, était dantesque !

Il est 22h, on nous apporte enfin le plat principal venu de Sydney : Northlane ! Premier passage dans nos contrées depuis la sortie Node. L’occasion de voir si leur nouvelle recette avec Markus fonctionne bien en live ou pas. Quelques minutes avant de monter sur scène, ce dernier nous a bien fait part de son stress en backstage mais une fois les premières notes lancées, c’était de l’histoire ancienne. En décembre dernier, en première partie de Parkway Drive, le résultat n’avait pas été très glorieux. Mais ce soir, c’était d’un tout autre niveau. Tête d’affiche oblige, le concert a été bien travaillé avec comme nouveaux ingrédients des fumigènes et un jeu de lumière au poil ! Et de fait, ça rajoute une belle valeur à la prestation. Mais derrière ses artifices, il faut assurer. Et heureusement, c’est le cas. Node devait évidemment être à l’honneur et pas seulement avec le backdrop donc nous avons eu droit au trio Obelisk / Leech / Rot d’entrée pour nous mettre dans le bain et ça a plus que bien marché. Le Trix Club est presque full, tout le monde est venu pour Northlane, ils gèrent sur scène (y compris Markus) et pourtant, ils ne bougent pas plus que ça. Quel est le problème ? Pas assez épicé pour eux ? Plutôt adepte de l’ancienne recette ? Voilà qu’arrive Quantum Flux. Et de fait, ça réagit un peu plus dans la salle. A vrai dire, on n’aura plus que des anciens morceaux à partir de là, le set ayant été raccourci de près de 20 minutes… Genesis / Scarab et Dream Awake avant un rappel avec Dispossession et Masquerade. Au final, si la qualité était au rendez-vous, la quantité pas du tout. Une tournée en tête d’affiche pour ne jouer que 40 minutes ? C’est peu. Trop peu. Est-ce pour contester ce set raccourci que le public a peu répondu aux demandes de circle-pit du groupe ? On ne le saura pas vraiment mais la sauce n’a pas pris avec tout le monde ce soir, c’est une certitude. Pourtant, on a pris une belle claque et ils ont prouvé que ce Northlane 2.0 pouvait être aussi bon que la version précédente en live. Il suffit de l’apprécier à sa juste valeur.

Breakdown Of Sanity
Northlane
Volumes

