Et pourtant tout avait si bien commencé. Une fois le rideau tombé, Michael Starr et sa bande entament leur set le pied au plancher et nous envoient du lourd pendant les trois premiers morceaux. Des nanas montrent déjà leurs poumons et les boys qui se trouvent dans le public ne se tiennent déjà plus. On a alors le sentiment que le combo californien va retourner l'AB en bonne et due forme, mais voilà, après 15 minutes, le soufflé retombe et nos Steel Panther tombent dans leur propre parodie. Le rythme devient alors soporifique et les membres du groupes s’essoufflent plus encore que jamais dans des monologues qui puent le réchauffé.

La majorité du public a pourtant l'air d'apprécier le spectacle, mais nous, voilà, on s'endort. On trouvera cependant un maigre réconfort dans le long solo de guitare de Satchel durant lequel, en parfait amuseur, il arrivera à refaire monter la température d'un sacré cran dans la salle. Suivent ensuite deux morceaux acoustiques entrecoupés d'un speech un nouvelle fois trop long et déjà entendu. C'en est trop, pour avoir assisté à de multiples autres prestations du groupe, celle-ci atteint désormais le fond du panier. Il est seulement 21h50 et ça fait au moins la cinquième fois que je regarde l'heure.
Arrivent alors enfin les deux titres phares du répertoire du groupe: ''17 Girls in a Row'' et ''Gloryhole''. Micheal Starr et ses acolytes invitent les nanas à monter sur scène. C'est parti pour le ''Titties festival'', qui en fait devient tristement la seule arme commerciale du groupe.
Bref, le jour où ces charmantes demoiselles aux poumons de toutes les tailles arrêteront de tomber le haut lors des apparitions du combo californien, quelque chose nous dit que le taux de remplissage des salles en prendra un sacré coup. En attendant, mercredi soir Steel rimait plutôt avec Steal. Et pour le style, on repassera.
A bon entendeur...

Steel Panther