Vingt et une heures pile. Le public averti est principalement composé de trentenaires et quarantenaires dans lequel je me faufile. La salle est remplie - sans surprise vu la qualité du groupe en tête d'affiche. À peine quelques secondes plus tard, le concert commence pile à l'heure annoncée sur la timetable. La batteuse et chanteuse à la lueur des spots, jongle avec précision entre les deux instruments. Elle possède une voix exceptionnelle résultant d'une finesse mélodique mêlée à une puissance indéniable. Le guitariste et bassiste font balancer leur tête au rythme de leurs riffs. Stefanie n'hésite pas à établir des contacts visuels avec le public, si on tend attentivement l'oreille, on peut se rendre compte qu'elle chante avec ses tripes emplies d'acharnement.

L'heure et demie de leur performance passe bien trop vite. Il faut dire que Brutus a fait ses preuves : d'abord signés en 2018 chez Hassle Records, ils ont été produits par Jesse Grander (Japandroids, White Lungs,...) après avoir enregistré leur premier album à Vancouver.
En 2019, ils signent chez Sargent House (label basé à Los Angeles : The Armed, Blis, Deafheaven,...) . Depuis la création du groupe en 2013, les musiciens ont joué à Pukkelpop, Dour, Rock Herk, Boomtown,... Malgré leur tournée de 2020 dont la plupart des concerts ont été annulés à cause de la pandémie, les trois artistes ont su transformer l'eau en vin en saisissant l'opportunité de sortir leur 4ème opus, un album live : « Live in Ghent » .
Quant à l'été dernier, les festivaliers d'Alcatraz Festival ont eu la chance d'avoir leurs tympans régalés par le trio musical. De cette fusion remplie de touches math rock, post-rock, post-hardcore, voire même punk, teinté de légères touches black et prog metal résulte un cocktail explosif.
« Trouble comes in three, so does Brutus. »

Brutus
Japandroids
The Armed