
Sur le coup de vingt et une heure, la salle de l’Orangerie, embaumée d’une douce odeur de cire et d’encens, se voile de noir. En arrière-fond, un écran diffuse une image d’une statue obscure. Le Nest prend possession des planches et lance la machine. Les premières notes de ce quatrième opus, The Dark Path To The Light, résonnent et la magie opère, immédiatement. Les têtes commencent alors leur danse, lente et continue. Les yeux se ferment. Bienvenue dans une autre dimension !
Depuis 2016 et la sortie de son premier opus éponyme, Wolvennest aura habitué son public à deux choses : l’expérimentation n’a pas de limite et la maîtrise est totale ! Et avec ce nouvel album, le groupe ouvre donc une nouvelle porte et offre une alternance de morceaux presque tribaux comme ''Lost Civilization'' ou ''Accabadora'' et de titres psychédéliques et mélodiques tels que ''Adversaries'' ou encore le titre éponyme du disque, morceau tout simplement époustouflant.

Entre le chant de Shazzula, presque prophétique, la rythmique lancinante directement héritée du Doom et la mélodie qui émane des trois guitares, Wolvennest enroule les titres tel un rouleau compresseur. Après avoir joué l’entièreté de leur nouvelle plaque, les six Bruxellois piochent encore quelques morceaux dans leur discographie comme, pour n’en citer qu’un, ce fameux ''Unreal'', titre qui ouvrait leur tout premier album et par lequel tout à débutait voici déjà sept ans. Une grosse heure trente plus tard, ils quittent la scène en toute simplicité et humilité. La messe est dite. Il s’est une nouvelle fois passé quelque chose. Mais quoi ?
''Il n'y a pas de début, il n'y a pas de fin. Chacun de nos albums est un petit univers étrange et indépendant. The Dark Path To The Light ne fait pas office d'exception ''. Que l’on ne s’y trompe pas…la magie du Nest opère toujours !

Wolvennest
E-L-R