Mais c’était surtout la première occasion de voir sur scène Siamese Queens, groupe noise-punk bruxellois dont l’EP est plus que prometteur. Après avoir la surprise d’y croiser Alex (ex-Nunchaks, ex-MacGyver Must Die) à la basse, leur set débute comme l’EP. Avec le même morceau en tout cas, car la puissance est bien supérieure. Les influences sont claires, du Blood Brothers et du Daughters mais c’est excusé par un set très énergique et efficace. En tout cas, je connais des groupes qui, après 50 concerts, ne sont pas au niveau de ce groupe qui en est à son premier.

Le temps de boire une chope avec les camarades présents ce soir et on assiste au drame de la soirée : un chien se fait renverser juste devant la salle, et la bestiole est salement touchée. Au même moment, les 2 membres de Well Known Secret commencent leur set devant un public trop rare, puisque pas mal de curieux ont préféré rester dehors pour assister à l’évacuation du clébard. Mal leur en a pris puisque ces deux gaillards nous jouent un folk punk acoustique (même pas de micro pour la voix) très surprenant de prime abord mais vraiment prenant. Les voix se mélangent, crient pour se faire entendre mais tout cela reste dans une justesse très acceptable. Ils sont touchants, on ne peut s’empêcher de se prendre de sympathie pour ce duo décalé.

Les Français de The Boring suivaient et leur crew (ils étaient une dizaine à les accompagner, à vue de nez) se presse alors au fond du café pour assister à leur set. Ils ont la pêche et ça fait longtemps que j’avais pas vu du hardcore mélodique (pensez Comeback Kid, Strike Anywhere etc.) au Carlo Levi. Leur musique et leur set sont efficaces mais pas suffisamment pour réveiller le Carlo dont le public est resté plutôt hermétique au hardcore des Français. Même les nombreuses blagues du chanteur, pourtant très avenant et marrant, sont tombées à l’eau. Mention spéciale pour la vraie machine qui leur sert de batteur, un vrai spectacle à lui tout seul.

Les Liégeois de Terraformer clôturaient la soirée, et ça m’arrangeait bien de les voir car ça fait un paquet de fois qu’on m’en parle alors que je ne les avais encore jamais vus. Le groupe installe l’ambiance à l’aide de trois simples lampes bleues et éteint toutes les lumières. Efficace mais pas vraiment original : Amen Ra utilise des néons blancs et Celeste des casques munis d’un petit faisceau rouge. Terraformer combine aisement ambiances lourdes typiquement post-hardcore avec structures complexes issues du math-rock. Leur set démarre fort et parvient rapidement à convaincre tout le monde. Une légère baisse de régime au milieu de leur concert me sort de la bulle dans laquelle ils avaient parvenu à me plonger et malgré une nouvelle montée d’intensité, je ne suis plus parvenu à retrouver cette symbiose avec la musique du groupe. Qu’à cela ne tienne, avoir été ainsi transporté pendant quelques minutes me suffit à maintenant compter sur ce groupe pour l’avenir, attendre avec impatience leurs prochains concerts et leurs prochaines sorties.


Isaïah



Daughters


Comeback Kid



Celeste