
En plus de fêter ses 25 ans de carrière, Opeth célèbre également les dix ans de l'une des pièces maîtresses de sa discographie, Ghost Reveries. Pour l'occasion, le groupe a décidé de réinterpréter cet album dans son intégralité et ce, pour le plus grand plaisir de tous. Véritable ode au Death progressif, Ghost Reveries fait partie des ces albums dont on ne se lasse jamais! Dans un décor simple, mais suffisant, Opeth fait donc son entrée et entame directement "Ghost Of Perdition", le premier titre de l'album, ce qui a pour effet de dérouiller directement les cervicales des personnes déjà présentes dans la salle. Pendant environ 1h20, l'Ancienne Belgique, pratiquement complète pour l'occasion, a pu se délecter d'un spectacle sonore de qualité dans lequel aucune fausse note n'était de la partie. Entre douceur et brutalité, Ghost Reveries offre un équilibre parfait entre les forces. Car si on se laisse bercer avec plaisir par des titres tels que "Hours Of Wealth" ou "Isolation Years", le huitième album de Opeth recèle également de petites bombes comme "The Grand Conjuration". Un premier set sans fautes, voire même grandiose, à la fin duquel Mikael Åkerfeldt nous lance "on va pisser et on revient d'ici 20 minutes!"

Réglé comme une horloge suisse, Opeth se réinstalle donc sur scène 20 minutes plus tard et entame son deuxième concert de la soirée, annoncé comme un pot-pourri des hits de la discographie du groupe. Sans pouvoir contenter tout le monde, Opeth pioche donc quelques pépites provenant de albums Blackwater Park, Deliverance, Damnation, Watershed, Heritage et Pale Communion. Et si cette deuxième partie fût tout de même loin d'être désagréable, force est d'avouer que les puristes du groupe auront eu une attaque en voyant la setlist proposée. Ayant volontairement oublié son travail antérieur aux années 2000, Opeth aura fait une croix sur pratiquement dix ans de son existence dans un set "greatest hits" qui n'aura finalement pas tenu toutes ses promesses. D'autant plus que sur les huit titres que comptait ce second show, Opeth aura interprété "Eternal Rains Will Come", "Cusp of Eternity", "Voice of Treason", bref, pas moins de trois morceaux sortis de son dernier opus. Et si on se sera encore amusé des différentes frasques verbales habituelles du leader du groupe, Mikael Åkerfeldt, cette fois-ci ce-dernier sera tombé dans le too much en soliloquant quelques minutes de trop par ci, par là. Bref, même si ce deuxième volet de la soirée était loin d'être mauvais, les habitués du groupe seront repartis avec un petit goût de trop peu et on les aura compris. A côté de ça, Opeth reste l'une des valeurs sûres de la planète Metal, mais attention à ne pas se reposer sur ses lauriers mister Åkerfeldt!

Opeth