Reportage

Ieperfest 2011 - jour 2

Ypres (Ieperfest), le 13-08-2011

Samedi 27 août 2011

Avant-propos : vu que j'ai pas mal tweeté sur place, pour rendre le live report un peu vivant j'ai réintégré mes tweets et twitpics dans ce live report. Les tweets sont en italique et les photos juste en-dessous ont été tweetées en temps réel. On ne vous le dira jamais assez, suivez-nous sur Twitter ! http://twitter.com/shootmeagaincom

Réveil lent et pénible après 4 heures de dodo dans la voiture, et c'est reparti pour une grosse journée à l'@Ieperfest.

Live from @Ieperfest la pluie s'invite à la fête, faut qu'elle parte pour All Teeth à 11h. En attendant on écoute @Kvelertak dans l'auto.

Après une courte nuit, retour sur la plaine dès 11h pour voir les Ricains de All Teeth. Ils nous jouent un hardcore newschool bien foutu mais le descriptif évoquait As Friends Rust
As Friends Rust


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or je n’ai pas vraiment trouvé de point commun. Sans doute étais-je mal réveillé.

Festival ou pas, la bière 10 minutes après le réveil moi je peux pas. Par contre se réveiller avec ALL TEETH @Ieperfest ça fout la peche !

La poignée de courageux matinaux que nous sommes se déplace donc vers la Marquee pour voir le début du set de Polikarpa y Sus Viciosas
Polikarpa y Sus Viciosas


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, groupe de 3 Colombiennes ajouté à l’affiche en dernière minute. Ces nanas ont une super pêche, vraiment l’idéal pour réveiller le public avec leur punk rock un peu roots.

Fuck, ces nanas ont la pêche ! Polikarpa y sus viciosas @Ieperfest



Entre temps la pluie a fait son apparition et c’est devant un parterre boueux que Golden Bullet
Golden Bullet


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, fierté locale du H8000, entame son set. Leur metalcore est archi-pas original et déjà entendu mais ça reste efficace et plaisant sur scène. Les plus courageux tentent des mouvements de violent dancing au risque de finir trempé de boue de la tête aux pieds.

Golden Bullet = Mosh it up souls la pluie ! H8000 en force @Ieperfest




On profite d’un Mondo Gecko
Mondo Gecko


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pas hyper convaincant de l’extérieur pour aller faire un tour aux distros. On tente quand même une approche vers la fin de leur set et ô surprise, ces Israëliens sont plutôt pas mal vus de près. Un thrash punk qui m’a un peu rappelé Municipal Waste
Municipal Waste


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par moments. Trop court pour vraiment pouvoir juger mais sympa.

Ce qui n’est vraiment pas sympa par contre c’est le chanteur de AYS
AYS


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. En tout cas sur scène. Leur hardcore sombre, lourd et puissant ne rend visiblement pas le chanteur très heureux puisqu’on a l’impression de se faire insulter tout le long du set vu le regard haineux du chanteur. Des expressions qui renforcent l’agressivité de leur musique en fin de compte. Très bon set.

L'award du chanteur énervé revient à AYS. Je sais pas ce qu'on a fait à ce type mais on dirait qu'il veut égorger tout le monde @Ieperfest

La mauvaise idée du jour c’était de rentrer dans la Marquee pendant le concert des Anglais de Shadows Chasing Ghosts
Shadows Chasing Ghosts


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. Le chant clair et les mèches blondes du guitariste ne trompent pas. On est ici dans un monde metalcore bien actuel, sirupeux, et surtout bien indigeste. Je fais demi-tour rapidement direction le plus loin possible, c’est-à-dire la tente distro où on en profite pour discuter avec le chanteur de AYS
AYS


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qui est en fait un type vraiment sympa. Qui plus est, c’est lui qui dessine les artworks des t-shirts et covers donc bon boulot.

Alors dans le genre pénible, Shadows Chasing Ghost ont fait fort. Je suis allé acheter un LP de Reiziger par nostalgie @Ieperfest

The Carrier
The Carrier
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on m’en avait dit beaucoup de bien et j’aime bien leurs t-shirts. Alors j’ai regardé leur set avec intérêt mais y suis resté un peu hermétique. Au final, c’est efficace mais ça reste du gros hardcore qui tache.

La plaine est pleine (ha) pour The Carrier @Ieperfest - mais d'où viennent tous ces gens qui étaient pas là il y a une heure ?

Xibalba
Xibalba


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idem, j’étais assez curieux car ils jouaient à Liège quelques jours plus tard mais je me surprends en cette deuxième journée de festival à devenir plutôt blasé. Le chanteur, vêtu d’un t-shirt de l’action Hardcore Help à laquelle je n’adhère pas du tout, déploie beaucoup d’énergie et cela semble fonctionner sur les premiers rangs. L’ambiance est là, faut dire que c’est la première fois du fest qu’un groupe un peu plus beatdown / mosh joue dans la Marquee.

Après un break d’une demi-heure, la Marquee allait pour moi regagner de l’intérêt avec le set de Oathbreaker
Oathbreaker


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. J’aime beaucoup les atmosphères et la puissance dégagées par ce groupe et me réjouissais de les revoir depuis la sortie de l’album. La voix de Caro est encore plus écorchée que dans mes souvenirs et la rapidité de leur hardcore s’allie finalement parfaitement avec les ambiances glauques. Très bien.

@the_oathbreaker ça défonce de plus en plus ! Un set puissant, lourd, méchant. Maintenant on va mosher sur @stygoc @Ieperfest !

Ce qui est bien aussi, c’est Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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. Un hardcore newschool plein de respect et de bonne attitude de la part des membres du groupe qui inévitablement implique les mêmes attitudes de la part de son public. Une ambiance de feu et une envie irrépressible de rejeter une oreille attentive à leur discographie.

Ma pause, je la fais pendant Red Tape Parade
Red Tape Parade
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. Désolé mais leur punk-rock-hardcore me laisse assez hermétique. Par contre j’aurais aussi pu la faire pendant Angel Crew
Angel Crew


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parce que si ça me faisait plaisir de revoir Danny et Ross sur scène, faut pas exagérer quoi. Il se passe quoi avec ce groupe ? Non contents de faire les exigents sur scène (son trop ceci, trop cela) leur set est parfaitement horrible et pénible. Je ne comprendrai jamais le succès (relatif) de ce groupe et encore moins leur présence sur cette affiche.

City Of Ships
City Of Ships


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remonte un peu le niveau dans un registre plus calme dans la Marquee. Un post-rock puissant et assez accrocheur.

First Blood
First Blood


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débarque sur la grande scène et c’est le retour du hardcore engagé. Si la musique est assez basique le groupe défend des thèmes intelligents et très politiques.

Après First Blood, un peu de douceur est la bienvenue avec le grand retour de REIZIGER @Ieperfest !

Dans la Marquee, c’est le retour de la légende indie-emo Reiziger
Reiziger


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. Ils s’étaient séparés début des années 2000 et se sont reformés début 2011 pour la plus grande joie des nostalgiques. D’ailleurs, le public présent dans la scène a une trentaine d’années, donc connaissaient déjà le groupe à leur grande époque. Peu de place pour la découverte ici, c’est principalement des retrouvailles en petit comité entre le groupe et son public resté fidèle. Le set est très prenant, les musiciens prennent du plaisir à rejouer ensemble au vu de leur expression et des regards complices échangés pendant leur concert.

Retour aux muscles avec les Ricains de Sworn Enemy
Sworn Enemy


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. Leur set est carré et bien énergique. Ca fait un paquet de fois qu’ils passent en Europe et ils nous ont concocté une chouette setlist mêlant anciens et nouveaux morceaux.

Dans la Marquee, j’étais vraiment curieux de voir Jonah Matranga
Jonah Matranga


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tant on m’en avait dit du bien. Le type débarque sur scène seul avec sa gratte dans un fest hardcore, faut des couilles déjà. Il balance son folk-rock nostalgique d’une manière si intense qu’il est difficile de ne pas apprécier le musicien, le chanteur et l’homme. Plein d’énergie, gonflé à bloc et aidé de sa boîte à rythmes, il prend un plaisir à jouer incroyable à regarder. Le concert se termine comme il a commencé, en sobriété.

Il est fantastique @JonahMatranga, pourquoi ne le connaissais-je que de nom ? @Ieperfest




Le tempo augmente sacrément avec Strike Anywhere
Strike Anywhere


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sur la grande scène. Leur hardcore punk mélodique fait mouche et c’est la pure fête dans la fosse où la paille vole pendant tout le concert des Américains. Le chanteur, qui ne paie pourtant pas de mine, est une vraie pile électrique et communique efficacement son énergie avec tout son public.

Bataille de paille dans toute la plaine, d'abord par poignée maintenant par ballots entiers ou presque @Ieperfest pendant @strikeanywhere

Alors que je m’attendais à voir les vieux croulants d’Agathocles
Agathocles


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commencer dans la Marquee, on voit arriver sur scène… Jonah Matranga
Jonah Matranga


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! Cette fois-ci accompagné de 3 musiciens, il explique que le groupe qu’il remplace (Agathocles
Agathocles


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donc) voulait soit jouer en tête d’affiche dans la Marquee, soit sur la grande scène. Comme les organisateurs ont refusé de modifier quoi que ce soit, le groupe est parti et Jonah Matranga
Jonah Matranga


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s’est alors vu demander de jouer un second set, avec des musiciens qui l’accompagnaient sur la tournée mais… avec qui il n’avait encore jamais joué ! Bien sûr, avec un groupe les morceaux de Matranga sont plus rythmés mais l’intensité reste intacte. Dès la fin de ce concert il explique que ses disques ne sont pas à la tente distro mais qu’il en a quelques-uns avec lui. Un amas de spectateurs se presse immédiatement devant la scène pour s’arracher les disques que Jonah Matranga
Jonah Matranga


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vend, comme à son habitude, à prix libre. Bravo à l’homme pour avoir amené avec lui toute sa simplicité et son humilité, un beau contraste par rapport à certains poseurs qu’on a pu voir sur scène pendant le fest.

Exodus
Exodus


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, le clou de la journée pour certains, je n’ai personnellement pas trop compris leur présence sur l’affiche. Des légendes du metal, au même titre que Slayer
Slayer


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, blablabla. Mais un fest à principes comme l’Ieperfest ça ne convient pas à tout le monde. En tout cas pas à Exodus
Exodus


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qui a fait scandale en apprenant qu’on ne lui servirait pas de viande et qui a passé tout son set à critiquer le mode de vie vegan et straightedge. Inutile d’expliquer pourquoi le groupe n’est plus le bienvenu à l’Ieperfest.

L’intérêt majeur de la plupart des crusts présents, c’était la date européenne unique de Dropdead
Dropdead


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. Révélés à un plus large public grâce à leur récent split 7inch avec Converge
Converge


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, les vegans militants arrivent en terrain conquis dans la Marquee. Leur hardcore-punk est ultra rapide et serré et le pit devient de plus en plus violent, ce qui est plutôt amusant vu le caractère pacifiste du groupe. Entre les morceaux ils ne manquent d’ailleurs pas de rappeler leur conviction pour la libération animale et la lutte écologique.

Sur DropDead le pit est ultraviolent, si personne ne sort sur blessure grave je comprends pas. Groupe ultra engagé, bon message @Ieperfest

La tête d’affiche du jour, Meshuggah
Meshuggah


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, arrive sur scène avec une bonne demi-heure de retard. Rien n’a filtré sur ce qui a provoqué ce retard mais les membres du groupe semblaient de mauvaise humeur. Peut-être est-ce la pluie qui vient de faire son apparition ? Jens Kidman parle très peu entre les morceaux et avait vraiment l’air de vouloir torcher ça au plus vite. Leur musique, déjà froide au départ, est vraiment devenue glaciale. Ils ont joué au final environ 45 minutes, ce qui est d’autant plus court vu la longueur habituelle des morceaux : ils n’en ont joué que six.

Meshuggah nous a livré un set à l'image de leur musique : précis mais froid. L'after party @Ieperfest commence : Billy Idol - Rebel Yell

Cette deuxième journée s’est terminée comme la première, sous une Marquee pleine à craquer et vibrant sous les morceaux aussi variés que « Angel Of Death » ou… la Macarena. C’est aussi à ce moment que la pluie devient torrentielle, si bien que personne ne veut quitter le chapiteau alors que la soirée est terminée. La nuit promet d’être courte, car personnellement, je veux être prêt dès le premier groupe du lendemain !

A l'after de l'@Ieperfest tout le monde chante REFUSE RESIST puis danse la Macarena 10 minutes plus tard.

L'after-party de l'@Ieperfest , un des meilleurs moments du festival. La plupart des fêtards vont se coucher frustrés et sous la pluie
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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