Reportage

Obsidian Dust 2026 - Jour 2 : Red Rain Is Pouring Down !

Bruxelles (Botanique - Obsidian Dust), le 17-05-2026

Jeudi 21 mai 2026



En ce dimanche 17 mai, l’Obsidian Dust s’est réveillé comme on ouvre les volets après une nuit trop courte : lentement, avec les cervicales en vrac et ce léger bourdonnement dans les oreilles qui rappelle qu’on a probablement passé la veille un peu trop près des amplis. La météo, elle, avait visiblement décidé de poursuivre l’expérience immersive jusqu’au bout. Là où le samedi nous avait offert un soleil presque trompeur, cette seconde journée allait progressivement transformer le Botanique en vaste terrain humide pour doomers détrempés. Ponchos noirs, capuches remontées jusqu’aux yeux, bières mises à l’abri avec un sérieux quasi militaire : Bruxelles retrouvait enfin son état naturel. Mais honnêtement, difficile d’imaginer décor plus approprié. Parce qu’il existe quelque chose d’assez magnifique à écouter des riffs pesant plusieurs tonnes pendant que la pluie s’écrase sur les pavés…


Dès l’ouverture des portes, on sent d’ailleurs un public légèrement différent de celui de la veille. Les survivants sont là, évidemment. Les mêmes regards fatigués mais heureux. Mais une nouvelle vague de festivaliers débarque aussi avec cette fraîcheur relative des gens qui n’ont pas encore passé neuf heures à headbanguer sous perfusion de houblon artisanal. Les files aux bars se reforment immédiatement, comme si personne n’avait réellement quitté les lieux depuis la veille.



C’est Apex Ten
Apex Ten


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qui ouvre le bal dans le Museum avec une efficacité presque insolente pour un début d’après-midi. Pas le temps de laisser les organismes se remettre doucement en route : le groupe balance immédiatement son stoner massif et nerveux avec cette sensation de moteur diesel qui démarre au quart de tour. Les riffs avancent bas, gras, légèrement poussiéreux, pendant que le public commence à remplir la salle à petits pas prudents, café encore dans une main, première bière dans l’autre. Sur scène, le quatuor joue sans détour, sans chercher à surjouer quoi que ce soit. Et c’est précisément ce qui fonctionne. Avec des influences perceptibles à l’oreille nue telles que Colour Haze
Colour Haze


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ou Hawkwind
Hawkwind


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, ça groove suffisamment pour remettre les colonnes vertébrales en circulation, ça cogne assez pour réveiller les derniers neurones encore endormis de la veille, et surtout ça rappelle immédiatement pourquoi ce genre de festival devient dangereux pour toute tentative de repos auditif. Très vite, les premiers hochements de tête synchronisés apparaissent dans la salle. Mention spéciale à cette pédale wah-wah utilisée avec un enthousiasme quasi thérapeutique, comme si quelqu’un tentait littéralement de faire parler les amplis. Les Liégeois ont formidablement inauguré cette nouvelle journée de festival !



À peine le temps de reprendre ses esprits que Gaupa
Gaupa


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débarque sur la Fountain Stage avec son étrange mélange de stoner psychédélique, de prog et de folie douce venue tout droit de Suède. Et là, changement immédiat d’atmosphère. Si beaucoup de groupes du week-end cherchaient l’écrasement pur et simple, Gaupa
Gaupa


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préfère injecter quelque chose de beaucoup plus mouvant, presque animal, dans sa musique. Le regard est évidemment attiré par Emma Näslund, véritable pile électrique flottant au-dessus des riffs dans sa longue cape loin d’être d’invisibilité. Derrière elle, le groupe construit des morceaux imprévisibles qui avancent en zigzag, comme si Kyuss
Kyuss


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avait décidé de prendre des champignons hallucinogènes dans une forêt nordique. Le public, d’abord un peu surpris, finit rapidement par embarquer dans cette espèce de voyage psyché aux contours constamment mouvants. Et à force de faire la danse de la pluie, voilà que les premières gouttes débarquent enfin sur Bruxelles. Très finement certes… mais suffisamment pour rappeler que le ciel avait lui aussi prévu son petit featuring sur cette deuxième journée.



Le premier vrai croisement douloureux du jour arrive ensuite avec Satanic Witch
Satanic Witch


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et Fuzz Sagrado
Fuzz Sagrado


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qui démarrent simultanément. Mais cette fois, direction d’abord l’Orangerie où Fuzz Sagrado
Fuzz Sagrado


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, (le projet solo de Christian Peters, ex-Samsara Blues Experiment
Samsara Blues Experiment


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) commence à retourner la salle avec son psychédélisme tropical complètement déglingué. Et honnêtement, quelle merveille ! Le concert débute d’ailleurs sur un détail totalement improbable : ces parasites et bruits d’ampli provoqués par les radiofréquences que le groupe transforme presque en introduction officielle, comme si même les interférences électroniques avaient décidé de jammer avec eux. Là où beaucoup de groupes psyché regardent religieusement vers les années 70, eux semblent surtout vouloir transformer chaque morceau en carnaval cosmique incontrôlable. Percussions, grooves hypnotiques, explosions fuzz et ambiance vaguement chamane : l’Orangerie se transforme progressivement en cérémonie vaudou sous acides. Le guitariste, vêtu d’une superbe vareuse des Celtics de Boston, alterne entre riffs dégoulinants et manipulations de boîtes d’effets en tous genres, triturant ses engins électroniques avec la précision d’un alchimiste en pleine surcharge sensorielle. Certains dansent déjà avec cette absence totale de dignité qui marque généralement le moment précis où un festival commence réellement à faire effet sur les organismes.



Mais impossible d’ignorer trop longtemps ce qu’il se passe du côté du Museum. Direction donc Satanic Witch
Satanic Witch


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pour la seconde moitié du set, et changement brutal d’atmosphère. La salle se transforme alors en antre suffocante où le groupe belge de metal extrême déroule probablement la proposition la plus radicale de toute cette édition. Une odeur d’encens persistante flotte dans l’air pendant que les déflagrations sonores avancent comme une machine de guerre industrielle lancée sans frein. Particularité fascinante du dispositif : ici, la batterie est programmée sur ordinateur pendant qu’un type reste derrière les machines, bras croisés, avec l’air d’un employé administratif assistant calmement à l’apocalypse. Le genre de détail absurde qui rend le tout encore plus inquiétant. Entre saturation abrasive, violence froide et atmosphère quasi rituelle, certains spectateurs semblent déjà avoir quitté mentalement le plan terrestre.




Peu après, Acid King
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prend possession de la Fountain Stage et Lori S. apparaît alors comme une prêtresse du riff venue bénir une foule parfaitement consentante. Depuis les années 90, Acid King
Acid King


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traîne cette réputation de monument absolu du stoner doom américain, et quelques minutes suffisent pour comprendre pourquoi. Dès l’introduction, le son frappe avec quelque chose d’énorme, de rond et de délicieusement dodu qui enveloppe immédiatement toute l’esplanade. Les riffs s’étirent comme des coulées de goudron brûlant, la basse réarrange discrètement les cages thoraciques et chaque morceau donne l’impression d’avancer avec la patience d’un mammouth sous tranquillisants. Le bassiste, qui possède d’ailleurs une ressemblance troublante avec Kev Adams, slame délicatement sa basse sur scène dans un geste étrangement gracieux. La tournée étant consacrée à « Busse Woods » joué intégralement, Bryce Shelton prendra le temps de compter jusqu’à… 39 durant l’entièreté du fameux 39 Lashes. Et alors que le soleil semblait timidement refaire surface en début de set, le dernier morceau sera finalement servi sous une petite averse qui se transformera progressivement en véritable déluge biblique. Quelques secondes après la fin du show, l’intégralité du public se ruera vers les scènes intérieures dans une migration collective parfaitement chaotique.



Et puis survient le petit imprévu du jour : PISS
PISS


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annule finalement sa venue. Quelques grimaces déçues apparaissent dans les couloirs mais l’organisation réagit rapidement en rappelant Apex Ten
Apex Ten


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pour un second passage improvisé dans l’Orangerie. On ne peut pas dire que cela soit une mauvaise idée compte tenu de leur excellente prestation quelques heures auparavant.

Au même moment, Neptunian Maximalism
Neptunian Maximalism


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transforme le Museum en expérience quasi mystique… ou quasi psychiatrique ! Difficile parfois de faire la différence avec eux. Le collectif belge pousse encore plus loin sa fusion habituelle entre drone, free jazz, doom expérimental et transe cosmique, alternant longues montées hypnotiques et explosions percussives proches d’un rituel vaudou primitif. Par instants, le chaos semble totalement prendre le dessus : rythmes répétitifs, souffles sauvages, grondements menaçants surgissant d’une masse sonore originelle. Puis tout bascule vers une méditation psychédélique beaucoup plus étirée, où la musique drone explore le temps, les harmoniques irisées, le poids des notes et leur lente désagrégation. Ici, les morceaux ne ressemblent plus vraiment à des morceaux mais à des phénomènes météorologiques. Les instruments se croisent, se heurtent, dérivent dans un magma sonore totalement incontrôlable et pourtant fascinant. À un moment, Guillaume Cazalet réclamera même très calmement : « j’peux avoir plus de delay et de reverbs ? », comme si la situation sonore n’était pas déjà suffisamment en train de dissoudre les murs du Botanique dans une autre dimension. Certains festivaliers restent immobiles, bouche entrouverte, comme s’ils tentaient de résoudre une équation ésotérique invisible dans l’air. D’autres préfèrent battre en retraite après quelques minutes avec ce regard typique des gens qui viennent de comprendre que leur cerveau avait des limites physiologiques bien réelles. Au moins, le quartet aura fait son maximum afin d’inciter le soleil à revenir fissa !



La journée continue ensuite à naviguer entre pluie persistante et concerts de plus en plus denses. King Buffalo
King Buffalo


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apporte ainsi une respiration presque contemplative à la Fountain Stage. Le trio américain déroule son rock psychédélique avec une élégance calme, presque flottante. Après plusieurs heures de saturation massive, leur manière de laisser respirer les morceaux agit comme une suspension bienvenue. Les guitares dessinent de longues lignes mélancoliques pendant que le ciel gris semble parfaitement synchronisé avec l’ambiance du set. Certains préfèrent encaisser la pluie sans bouger, absorbés dans cette espèce de dérive planante qui rappelle parfois Elder
Elder


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ou All Them Witches
All Them Witches


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. Et difficile de ne pas éprouver une certaine tendresse pour Sean McVay, chanteur-guitariste du groupe, qui assure toute la prestation avec une jambe plâtrée tout en annonçant au public qu’il s’agit de la toute dernière date de leur tournée. Pendant ce temps-là, la drache continue tranquillement son travail de sape au-dessus du Botanique.



Pendant que Meatdripper
Meatdripper


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remet un grand coup de botte collectif avec son sludge massif et poisseux, une partie du public bifurque également vers le Museum où Dope Purple
Dope Purple


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propose une tout autre forme de voyage. Et quel drôle de trip ! Le groupe venu de Taïwan mélange psychédélisme, stoner et longues dérives instrumentales avec une décontraction presque irréelle. Là où beaucoup de formations du week-end cherchent à écraser frontalement, eux préfèrent lentement embarquer le public dans une espèce de jam cosmique flottante où chaque morceau semble constamment pouvoir partir ailleurs. La présence du saxophone apporte d’ailleurs une couleur totalement à part dans cette édition très dominée par les riffs graisseux et les murs de fuzz. Par moments, l’ensemble prend même des allures de krautrock interstellaire perdu dans un vieux bar enfumé de Taipei. Certains festivaliers passent d’ailleurs d’une scène à l’autre avec ce regard légèrement confus de gens hésitant entre recevoir un parpaing dans la nuque ou dériver paisiblement dans une nébuleuse psychédélique.



Du côté de l’Orangerie, place donc à Meatdripper
Meatdripper


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! Et honnêtement, difficile de faire plus frontal. Les musiciennes venues de Birmingham (autrement dit de la ville qui a littéralement enfanté le heavy metal entre deux usines et trois cheminées fumantes) débarquent avec une lourdeur aussi sale qu’autoritaire. Ici, pas vraiment de place pour la subtilité : les riffs avancent comme des blocs de béton traînés sur du goudron humide pendant que la section rythmique martèle la salle avec une brutalité certaine. Mais ce qui frappe surtout, c’est cette tension permanente qui habite tout le set. Le groupe navigue constamment entre sludge, doom et accès presque punk dans l’énergie, donnant l’impression que chaque morceau pourrait complètement dérailler à n’importe quel instant. Au centre de ce chaos, la chanteuse attire immédiatement tous les regards. Son chant évoque parfois une sorcière possédée surgie d’un vieux cauchemar industriel anglais : une voix inquiétante, quasi incantatoire, capable de passer d’une plainte fantomatique à une véritable crise de rage en quelques secondes. Derrière elle, les guitares épaississent encore davantage l’atmosphère avec cette saturation crasseuse qui semble littéralement coller aux murs. L’ensemble dégage quelque chose de profondément physique voire même suffocant par moments. Poisseux à souhait !



Puis vient Hermano
Hermano


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. Et soudain, tout le festival prend une odeur imaginaire de vieux désert américain chauffé au bourbon frelaté. Porté par l’immense John Garcia
John Garcia


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, ancien visage iconique de Kyuss
Kyuss


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, le groupe déroule ce stoner rock profondément chaleureux et organique qui donne immédiatement envie de rouler des heures dans un van sans climatisation avec les vitres ouvertes. Sauf qu’à peine le premier morceau entamé… plus rien. Panne électrique totale. Coupure nette. Le guitariste David Angstrom, pas du tout avare en vannes et dont la bonne humeur sera particulièrement contagieuse, lâche alors, avec un timing parfait, que c’est donc « leur dernier morceau ». Évidemment, l’électricité finit par revenir et le concert redémarre sous les applaudissements amusés du public. Là où beaucoup de formations du week-end misaient sur la lourdeur pure, Hermano
Hermano


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privilégie le groove, la nonchalance et cette sensation permanente de jam entre vieux copains capables de sortir des riffs énormes sans même sembler forcer. Garcia, lui, conserve ce charisme naturel de vieux biker revenu raconter ses aventures à une assemblée déjà conquise. Quand il n’est pas en train de vanner son leader en l’appelant Jon Bon Jovi, Angstrom ira même jusqu’à jouer avec ses dents dans un moment délicieusement old school qui sent bon les vieux fantômes du rock des seventies. Entre deux morceaux, le groupe rappelle qu’il s’agit également de la dernière date de leur tournée et explique que lorsqu’ils ont l’opportunité de venir jouer ici, ils sautent immédiatement sur l’occasion. Suit alors une dédicace pleine de tendresse à leurs femmes restées loin d’eux sur la route… ainsi qu’aux femmes présentes dans le public accompagnant leurs hommes. Devant la scène, les sourires deviennent franchement visibles malgré la pluie continue. Les refrains sont repris, les bières montent vers le ciel humide, et pendant un instant, Bruxelles ressemble vaguement à un désert sous infiltration belge. Garcia indiquera même à l’assemblée qu’ils reprendront l’avion dès le lendemain afin de retrouver leurs autres boulots, remerciant sincèrement le public de leur permettre de continuer à faire vivre Hermano
Hermano


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malgré le quotidien loin des scènes. Devant la scène, quelques bousculades bon enfant viendront encore accompagner cette grande communion stoner détrempée. Une prestation chaleureuse, sincère et profondément humaine.



Sans transition, Wolvennest
Wolvennest


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transforme l’Orangerie en véritable messe ésotérique. Fidèle à sa réputation, le collectif belge plonge la salle dans une ambiance à mi-chemin entre rituel occulte, cold wave enfumée et doom hypnotique. Sur scène, chaque membre semble participer à une étrange cérémonie parfaitement maîtrisée : un bassiste qui manipule ses lignes avec une froideur presque cérémonielle tandis que les nappes synthétiques et les incantations de Shazzula installent cette brume mystique permanente qui flotte au-dessus du groupe depuis ses débuts. Aux guitares, les textures se superposent lentement, épaississant progressivement l’atmosphère jusqu’à donner l’impression que l’Orangerie elle-même commence à dériver hors du réel. Visuellement, tout participe à cette sensation de rituel suspendu : lumières tamisées, silhouettes presque immobiles et cette impression constante qu’un sacrifice symbolique pourrait très bien avoir lieu derrière les amplis sans que personne ne trouve cela particulièrement surprenant. Le public reste captivé, littéralement absorbé dans cette noirceur élégante et vénéneuse qui tranche magnifiquement avec la brutalité plus frontale de nombreux groupes du week-end. Le Nest a fait le taf !



Et puis évidemment… Red Fang
Red Fang


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. Difficile d’imaginer meilleur groupe pour clôturer une journée pareille sous la flotte. Dès les premières minutes, les Américains transforment la Fountain Stage en gigantesque fête de parking entre potes. Là où d’autres cultivent le mysticisme, Red Fang
Red Fang


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préfère l’efficacité immédiate : riffs énormes, refrains fédérateurs, énergie ultra communicative et cette capacité rare à faire headbanguer des gens déjà physiquement détruits depuis quarante-huit heures. Le groupe enchaîne les morceaux avec une décontraction réjouissante, comme si tout cela n’était finalement qu’une immense répétition entre copains devenue accidentellement culte. Et forcément, certains titres frappent encore plus fort. La fosse entière semble immédiatement retrouver un second souffle. Avec son riff massif et bondissant, Prehistoric Dog agit comme une espèce d’hymne stoner primitif parfaitement calibré pour faire hocher des nuques déjà au bord de la rupture mécanique. Wires apporte ce groove légèrement plus nerveux et accrocheur qui a largement participé à installer Red Fang
Red Fang


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comme l’un des groupes les plus attachants du stoner moderne : un mélange de lourdeur, de mélodie et de décontraction presque punk dans l’attitude. Mais c’est probablement Blood Like Cream qui remporte la palme de la communion générale. Impossible de résister à ce refrain ultra fédérateur et à cette montée en puissance parfaitement huilée qui transforme soudain la Fountain Stage en gigantesque karaoké fuzz. Devant la scène, ça saute enfin franchement dans tous les sens malgré la pluie devenue presque biblique. Les chaussures sont trempées, les vestes collent à la peau, mais plus personne ne semble accorder la moindre importance à des détails aussi secondaires que le confort ou la survie thermique.



La fin de soirée continue pourtant à réserver quelques très beaux moments. Coltaine
Coltaine


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apporte sa noirceur folk habitée dans le Museum pendant que Gnome
Gnome


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, dans l’Orangerie, choisit une approche radicalement différente : transformer les derniers survivants du week-end en gigantesque bande dessinée stoner complètement absurde. Impossible de ne pas sourire devant leur mélange de heavy rock ultra groovy, d’humour assumé et de bonhommie schtroumpfement décomplexée. À ce stade du festival, c’est exactement ce qu’il fallait : quelque chose de suffisamment énergique pour tenir debout encore une heure mais assez fun pour accepter enfin que tout cela reste avant tout une immense célébration collective du riff.

À la sortie, Bruxelles ruisselle encore sous les derniers restes de pluie. Les trottoirs brillent, les oreilles sifflent toujours autant mais les sourires restent bien présents. Et tandis que les derniers irréductibles disparaissent lentement dans la nuit bruxelloise, une évidence flotte encore dans l’air humide : l’Obsidian Dust a définitivement trouvé sa place. Pas simplement comme un festival de plus pour amateurs de gros amplis, mais comme un véritable refuge temporaire pour toute une faune magnifique de passionnés venus communier ensemble dans la saturation, la pluie, la bière et les riffs capables de faire vibrer jusqu’aux pavés du Botanique.

Assurément, à l’année prochaine !



Remerciements au Botanique

LIVE REPORT DU JOUR 1

Textes et photo Fuzz Sagrado : Panda


Photos pro : Fred
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AUTEUR : Panda
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, pas...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...

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