Reportage

Desertfest Belgium 2016 : la vie en vert

Anvers (Trix), le 14-10-2016

Vendredi 21 octobre 2016



Et de 3 pour le Desertfest Belgium ! On l'évoquait un peu dans l'interview réalisée quelques jours avant le festival : renouveler l'affiche pour ce type d'événement spécialisé, sur une scène qui certes connait un succès sans précédent mais qui est également bien servie en festivals européens, voilà une tâche pas si aisée. Or, l'ami Wim a réussit une fois de plus à concocter un line-up très abouti pour son Desertfest, allant bien au delà du seul Stoner, et s’attirant ainsi fidèles et curieux... jusqu’à provoquer un sold out sur les 3 jours. Une affiche bien remplie, un public au rendez-vous, voilà qui annonçait un beau weekend.

Jour 1 : vendredi 14 octobre 2016




Pour cette mi octobre, Anvers se pare donc d'or et de vert (enfin disons dans l'esprit, car les traditionnels encombrements routiers et autres surprises de tram sont de la partie), et les environs du Trix sont déjà bien garnis lorsque j'arrive quelques minutes après l'ouverture des portes. L'orga a décidé de conserver la config' habituelle qui reste simple et fonctionnelle avec ses espaces dédiés aux foodtrucks ou au merch'. Seul le système de jetons, différents pour la nourriture et la boisson, reste un peu pénible à gérer.



C'est Black Wizard
Black Wizard


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qui ouvre le festival, sur la Vulture Stage, la plus petite des trois scènes que compte le Desertfest Belgium. Une bien belle entrée en matière d'ailleurs ! Quelque part entre Heavy et Stoner, bourrée d'influences 70's et parsemée de leads savoureux, la musique de Black Wizard
Black Wizard


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est en plus dotée ce soir d'un son assez massif, fort mais de bonne qualité, qui nous fait rentrer dans ce weekend de festival à plein gaz.

L'enchaînement avec Alkerdeel
Alkerdeel


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, qui ouvre la Canyon Stage à l'étage, en devient un peu rude. Certains les ont vu en première partie de Deafheaven
Deafheaven


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il y a quelques mois, mais en ce qui me concerne je découvre à peine ce groupe belge qui symbolise un peu l'ouverture stylistique à laquelle l'orga s'est livrée cette année. L'ambiance enveloppant le set d’Alkerdeel
Alkerdeel


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change donc drastiquement avec ce que l'on pourra entendre ce soir par ailleurs. Misant bien plus sur une forme de transe maladive, le set est prenant mais déroute un peu, en partie en raison de son côté répétitif et de moments d'attente un peu longuets. Clairement à revoir, mais dans un autre contexte !



Je file alors vers la Desert Stage où se produit Torche
Torche


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, un groupe que j'attendais assez impatiemment ce soir. Evidemment, l'ambiance se veut bien plus joyeuse. Les Américains nous démontrent pourquoi ils se décrivent toujours comme plus Rock que Metal en livrant un set vitaminé, qui pioche allègrement dans l'ensemble de leur discographie (Grenades ouvre même le set), leur dernier album en date, Restarter, étant bien sûr le plus représenté. Cela dit, même après quelques mois de digestion je persiste à penser que cet album n’est pas celui qui sied le mieux à Torche
Torche


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sur scène. Je lui préfère en effet Harmonicraft, qui, à ma grande satisfaction se voit également bien servi, jusqu’à son thème plutôt balnéaire utilisé comme projection en fond de scène. Un système plutôt sympa d’ailleurs, qui permettra de renouveller les décors d’un groupe à l’autre (voire, durant un même concert), évitant ainsi la monotonie des sempiternels backdrops. Pour en revenir à Torche
Torche


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, on obtient au final un set vraiment très plaisant, exacte représentation de ce que l'on pouvait attendre ce soir parmi les bons moments typiques du festival.



Comme prévu, la petite Vulture Stage est pleine comme un œuf pour accueillir Subrosa
Subrosa


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, dont les deux derniers albums en date ne cessent de recueuillir moult louanges. Le groupe avait un peu inquiété son public après avoir annulé une date en Angleterre en raison de l'extinction de voix de Jayn ; mais elle tient bien sa place ce soir. Que dire de ce set ? A l'image de son pendant studio, l'expérience Subrosa
Subrosa


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se vit comme un moment mystérieux, planant, gothique. Leur mélange de folk (les violons) et de Doom reste unique sur la scène actuelle, même si on regrette ce soir de ne pas réussir à en profiter à plein régime pour deux raisons. D’abord, la nette surpopulation de la salle qui empêche de voir la scène correctement, à part pour les premiers rangs. Deuxièmement, le son, sans être mauvais, n'atteint pas la perfection qui doit servir cette musique si léchée. Mais comprenons nous bien : ce concert reste une vraie réussite, les acclamations nourries concluant le set le prouvant sans problème. Vivement le retour du groupe dans nos contrées... a priori dès le printemps prochain.



Et en parlant de groupe recevant un large succès ce soir, voici Yob
Yob


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. Ultra attendu (la Desert Stage est remplie, le merch à l’effigie du groupe truste sans problème le top 5 du weekend), Yob
Yob


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a gagné ces dernières années un statut encore plus élevé que ce qu'il n'était déjà. A l'instar de sa prestation à l'Incubate le mois dernier, Yob livre une prestation renversante, magnifiée par un son ahurissant de beauté. Cathartique et planante, la musique de Yob
Yob


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enveloppe le Trix une heure durant. Les têtes dodelinent, les disciples s'inclinent devant leur maitre, la communion est totale. Piochant ici et là dans sa discographie fournie, le set de Yob
Yob


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culmine véritablement lorsque Clearing The Path To Ascend se dévoile (Marrow, ce chef d’œuvre). Logiquement acclamé, Yob
Yob


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sort grand vainqueur de cette première journée de festival et démontre qu’il ne joue clairement pas dans la même division (dimension?) que les autres. Parvenir à produire encore cet effet quand on se sait attendu reste un petit exploit qui méritait en outre d’être souligné.



Comme souvent, après une telle claque auditive, difficile de se relever. Alors, je vais jeter une oreille distraite à Black Rainbows
Black Rainbows


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, dont le fuzz prend bien sur scène et dégage un rendu plutôt cool. Ca bouge, le public semble réceptif, bref leur seul défaut est d'avoir été placé entre Yob
Yob


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et Red Fang
Red Fang


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et personnellement j'avais grand besoin d'une pause à ce moment là.

Red Fang
Red Fang


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a donc été propulsé au rang de tête d'affiche ce soir. Voilà qui fait un peu bizarre quand on a connu le groupe a ses débuts, mais voilà qui récompense aussi le travail important réalisé par les bonhommes depuis toutes ses années, eux qui n'ont jamais été avares pour écouler leur sueur en mulitpliant les tournées à rallonge. Les premières notes de Wires provoquent quelques frémissements, et globalement tous les extraits des anciens albums de Red Fang
Red Fang


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joués ce soir sont bien accueillis. Mais personnellement je ne peux m'empêcher de penser que Red Fang
Red Fang


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a perdu de son charme en gommant le côté spontané et festif des débuts. Pire, alors qu'Only Ghosts vient à peine de sortir, Red Fang
Red Fang


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décide d'axer une grande partie de sa setlist sur celui-ci. Ayant eu la chance de recevoir l'album en preview je n'étais pas totalement perdu, mais les fans qui ne l'avaient pas encore écouté ont probablement regretté ce choix, toujours un peu risqué.
En fait, à l'image de son dernier album, Red Fang
Red Fang


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change : à vous de voir si vous voulez changer aussi votre perception du groupe. Personnellement, après un nouvel extrait du dernier album, et complètement carbonisé d’une semaine aharrassante et d’une journée démarrée à 6h ce matin (il faut bien travailler !) je déclare forfait, en regrettant quand-même au passage que Yob
Yob


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n'ait pas bénéficié du même temps de jeu que Red Fang
Red Fang


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.



Je rate donc au passage Black Cobra
Black Cobra


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(décidément, les groupes en ''Black'' ont la cote ce weekend!) dont l'ami Panda me dira le plus grand bien le lendemain. Autant le citer : « impressionnant, un mur du son qui dévaste tout sur son passage, et cela produit par seulement deux lascars. Une affaire qui repousse les limites et qui montre que même un simple duo peut prendre une forme colossale. Fous et étranges, ils ont décimé le Trix Club et ponctué cette première journée par un énième coup de poing en pleine poire ! »

Voilà donc pour une première journée assez monstrueuse dans le genre. Variée, puissante et renversante, dont Yob ressort comme grand vainqueur. Et c'est que le début !

Jour 2 : samedi 15 octobre 2016

Pas apeuré par le programme bien épais de cette deuxième journée, je me rends au Trix de bonne heure. A en juger par la foule déjà présente je ne suis manifestement pas le seul courageux, et je ne suis pas le seul non plus à choisir d’aller voir Black Mirrors
Black Mirrors


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sur la Vulture Stage, alors que les ajoutés de dernière minute de Mother’s Cake se produisent sur la grande scène. Un choix que je ne regrette absolument pas, tant les Bruxellois m’ont fait passer un excellent moment. Stylé, Blues et très groovy, Black Mirrors est surtout emmené par une chanteuse entraînante et très expressive, véritable atout pour son groupe (même si on la sent moins sûre d’elle pour ses interventions entre deux morceaux). Quelques envolées solo pas dégueulasses ponctuent un set très maîtrisé qui dévoile par moments quelques accents sudistes et autres moments plus posés. Le public ne s’y est pas trompé, le café est déjà bien plein et réagit avec enthousiasme devant ce jeune groupe, qui, courageux, dévoile une nouvelle chanson avant une conclusion assez Queens of the Stone Age
Queens of the Stone Age


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dans l’esprit. A découvrir !



A peine les escaliers menant à la Canyon franchis, je suis frappé par une puissante odeur d’encens. Wolvennest
Wolvennest


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propose une expérience de tous les sens renforcée par des lights particuliers et quelques projections (certes, visibles pour quasiment tous les groupes jouant sur la Desert et la Canyon). Vibrations, atmosphère sombre et chant parcimonieusement placé donnent à ce moment le côté rituel et envoutant recherché par le groupe. Pas forcément fédérateur mais suffisamment particulier pour retenir l’attention.



Difficile de décrire précisément pourquoi, mais le début du set de Purson
Purson


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sur la Desert stage tombe un peu à plat. Non pas que le groupe joue mal, mais il a manifestement sciemment décidé de ralentir son tempo, et devant un parterre alors encore un peu dégarni on craint de passer un mauvais moment. Heureusement, passé un ou deux titres la salle se remplie à mesure que le groupe se remet en place. Le style très 70’s de la bande à Rosalie Cunningham reprend alors des couleurs, et pas seulement parce que la vidéo projection nous rappelle maintenant cet fameux clip d’Electric Landlady, single alors interprétée, beau succès à la clé. L’ambiance monte de fait d’un cran et ne redescendra pas vraiment pour le reste de ce concert qui semble ravir Rosalie, à raison.



Alors que j’attends patiemment le début du set de Giobia
Giobia


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devant la Vulture Stage, j’entends parler italien derrière moi. Je reconnais alors les membres de Giobia
Giobia


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, qui sont tout simplement en train de se caler avant leur prestation. Les voilà sur scène quelques minutes plus tard, nous livrant leurs sonorités psychés et assez atypiques devant un public mi fasciné mi inconforté par le son live assez particulier du groupe (les effets sont mixés très en avant). Certains finissent quand-même par se prendre au jeu et apprécient le set, mais personnellement je ne parviens pas à accrocher. Je rebrousse donc chemin, assez péniblement d’ailleurs, car la Vulture a fait le plein pour les Italiens.

Et l'étage est plutôt bien rempli également alors que 1000 Mods
1000 Mods


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va bientôt commencer son set. C’est logique, on ressent plus fortement le sold out sur les deux scènes plus petites, et ce deuxième jour de festival ne fera que confirmer ce poncif. 1000 Mods
1000 Mods


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démarre son concert de manière engageante, jouant sur ce qu’il faut de lourdeur un peu groovy pour accrocher son public. Les tempos plus ralentis fonctionnent aussi, et dans l’ensemble on pense à de gros noms de la scène tels que Kyuss
Kyuss
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, ce qui n’est pas un mince compliment. Claws, excellent titre, recueille un beau succès, et je lâche à regret le groupe car Elder
Elder


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va entrer sur la Desert stage.



Un Elder
Elder


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apparemment très attendu à en juger par l’affluence bouchant les entrées de la grande salle (mais avancez bordel !). Respirant la classe, Elder
Elder


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envoie grave. Certes, le chant de Nick DiSalvo n’est pas toujours juste, loin s’en faut, mais musicalement impossible de prendre en défaut le magma joué par Elder
Elder


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, digeste et entrainant. Une nouvelle compo prometteuse est dévoilée avant que Nick n’essaie de meubler durant l’intermède provoqué par un problème de basse, finissant par avouer finalement « Je ne suis pas très sociable donc je ne peux pas vous divertir », à l’hilarité générale. Le concert peut alors reprendre de plus belle pour une belle brochette de hits tels que Compendium. Mais vite, c’est déjà l’heure de refiler à l’étage, pour Cough
Cough


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: si le début de cette journée était un peu poussif, enchaînement auquel il faut se livrer maintenant tient du sprint de tous les instants.



J’oublie vite ma surprise de constater que Cough
Cough


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attire (à première vue) moins de monde que 1000 Mods
1000 Mods


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juste avant pour me fondre littéralement dans le set sombre et poisseux livré par les Américians. L'entame sur Haunter of the Dark vomit d’emblée tous les ingrédients lourds, lancinants, mélodiques (à leur manière) maîtrises par le groupe, que l’on peut continuer à décrire comme un apprenti Electric Wizard
Electric Wizard


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qui aurait tout pigé, et bien plus encore. Comme de coutume maintenant, Parker Chandler et David Cisco se partagent le chant et nous abreuvent (jusqu’à plus soif, c’est clair) de larsens, de riffs pachydermiques et de rythmes plombés. Une vraie tuerie planante, un des meilleurs concerts de la journée qui se termine même avec quelques minutes d’avance sur le planning initial alors qu’on en aurait bien repris encore.



Avant de poursuivre le programme du jour, je repasse quelques minutes par la Desert stage pour voir les pionniers de Colour Haze
Colour Haze


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, dont la présence fut annoncée quelques jours avant le festival en remplacement de Graveyard
Graveyard


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. Mais la multiplication des temps morts et le besoin irrésistible de faire une pause ont raison de mon envie.



Je me retrouve alors de nouveau devant la Vulture pour Hangman’s Chair
Hangman’s Chair


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. Les pendus avaient annoncé préparer une nouvelle setlist pour leurs prochains concerts mais on retrouve bien sûr les « tubes » habituels de leur excellent album This Is Not Supposed to be Positive (au hasard, Dripping Low, Cut Up Kids, Flashback). Le son est aussi lourd que souhaité, le chant de Cédric s'affirme très bien en live, et, alors que Clément essaie d’emballer le public, celui-ci se montre ultra réceptif (mon voisin ne se prive pas pour balancer quelques « fuck yes » à la fin de ses chansons préférées). Hangman’s Chair se risque à nous jouer une nouvelle compo caractérisée par un chant assez aigu dans l’ensemble et qui respecte l’alliage de mélodie subtile sur gros riffs cher au groupe. Voir jouer live ces grands barbus à fleur de peau reste une expérience aussi forte qu’étrange, et les acclamations nourries en fin de set n'en sont que justifiées.



Alors que le concert de Weedeater
Weedeater


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doit démarrer dans quelques minutes, on entend retentir depuis les travées du Trix une alarme (en backstage ?). L’anecdote fait d’abord sourire, puis crispe durant de longues minutes, avant que cette alarme ne s’arrête dans un grand râle de soulagement, et alors que Weedeater
Weedeater


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entre sur scène. Scéniquement parlant configurés comme d’habitude, c’est à dire batterie centrée et placée de côté, Weedeater
Weedeater


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est également mentalement configuré comme d’habitude. C'est-à-dire complètement barges. T-Boogie se démène sur sa batterie, Shep fait sauter les riffs et Dixie ne cesse d’invectiver le public et de s’abreuver à sa bouteille de Jack (qu’il exhibe doigt dans le goulot). Les mecs sont déchainés, et, bien accordés autour de leur son caratéristique (cette basse, ce chant...), livrent un set à cent à l’heure qui donne envie de péter les plombs et de devenir aussi fous qu’eux. Good luck est repris par public, puis Dixie annonce déjà, à 21h37 la dernière chanson avec Weed Monkey (avant de rater un mouchage du plus bel effet, à la manière d'un footeux sur un terrain de foot) soit avec plus de vingt minutes d’avance sur le planning. Au public qui réclame un rappel il finit par adresser un certain doigt, dans un geste aussi classe que caractéristique du bonhomme. Un concert de Weedeater
Weedeater


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comme un autre en somme.



Les facéties ne Weedeater
Weedeater


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ne me permettent de voir que la fin du bal costumé 70's de Salem’s Pot
Salem’s Pot


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, dans lequel j’ai peine à entrer étant donné le niveau de compactage humain assez élevé devant la Vulture Stage. Difficile de se faire une idée nette en restant si loin, si ce n’est que maintenant j’aimerais revoir le groupe dans de meilleures conditions.



Avant même que ne démarre le concert d'Ahab
Ahab


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je suis déjà conquis. Forcément, il sera sublime. Le début du set, même si je lui reproche une batterie trop en avant me donne raison. Le chant clair est superbement reproduit par Daniel sur scène, et, allié à ces growls profonds, confère au Funeral Doom d’Ahab
Ahab


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une majestueuse puissance (Delivrance, jouée en deuxième position). Il est vrai que leur style détonne un peu sur l’affiche du jour mais ces longues plages introspectives brutalisées par quelques riffs puissants méritaient bien plus d’attention et de présence que ce que le groupe a récolté au final. The Hunt conclut ce set magique, avec son break « repris » par les fans occupant les premiers rangs dans un beau moment de communion.



C’est que tout le monde a filé vers la Desert stage pour voir les maitres de Pentagram
Pentagram


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. Des maitres pas fatigués tant ça sonne ! Bobby est en plein forme : certes son chant est loin d’être parfait, mais il gesticule, blague et communique à de nombreuses reprises (« Dieu vous bénisse Belgique »). La setlist oscille avec beaucoup de maitrise entre classiques (Sign of the Wolff, Relentless, When The Screams Come,...) et extraits du « pas si nouveau » dernier album (pour citer Bobby), Curious Volume.

Les bons moments pleuvent. Death Row, jouée ainsi à plein tube, fait très très mal, mais je pourrais en dire tout autant de chaque titre joué ce soir par un groupe qui semble prendre un certain plaisir sur la scène du Trix ce soir (Victor Griffin est tout sourire). Le titre éponyme Curious Volume est alors l’occasion pour Bobby de se fendre d’un petit discours sur la raison notre présence ici à tous, avant un petit rappel comportant notamment un Last Days Here attendu. Généreux, Pentagram
Pentagram


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livre un set plein et entier, comme véritable tête d’affiche de la journée.



Difficile d’enchainer après un tel concert (Death Row résonnera dans ma tête jusqu’au lendemain). Monkey 3
Monkey 3


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s’est payé une belle scène bardée de lights et de décors lumineux, et attire un public assez nombreux à l'étage. L’intro orientalisante traîne malheureusement un peu en trop longueur, avant que le concert ne démarre vraiment pour achever comme il se doit les mordus encore présents.



Quelques bonnes découvertes, des groupes qui ont assuré leur statut, des concerts vraiment excellents, et un peu de diversification ont permis à ce deuxième jour de Desertfest de tenir toutes ses promesses. C’est malheureusement là que s’arrête mon festival, une obligation privée de dernière minute m’obligeant à quitter Anvers dimanche alors que doivent encore se produire les excellents Uncle Acid and the Deadbeats
Uncle Acid and the Deadbeats


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et que je m’interrogeais beaucoup sur les prestations à venir de Vodun
Vodun


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et de Goat
Goat


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.

Quoi qu’il en soit, avec cette nouvelle édition réussie tant d’un point de vue artistique qu’en terme de fréquentation, nul doute que l’on suivra avec intérêt les premières annonces pour le prochain Desertfest qui se tiendra du 13 au 15 octobre 2017, et qui aura fort à faire pour garder le niveau, déjà très haut, atteint cette année !

Remerciements à Dimitri & au team Desertfest.



Photos : Marmo

https://www.facebook.com/MarmotAPhotography


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