Reportage

Voilà, on s'est fait le dernier Summerblast.

Trier (Exzellenzhaus ), le 21-06-2014

Mardi 24 juin 2014

Dans une équipe, ce qui est important c'est de savoir efficacement se répartir le travail. Mais comme chez Shoot Me Again on s'en fout pas mal de ce qui est important (et aussi de ce qu'est une équipe d'ailleurs), on s'est dit qu'on allait tous faire la même chose, mais en mieux. Alors pour changer un peu, ce résumé du Summerblast Festival (le very last ever, mais espérons qu'ils changent d'avis) est l'oeuvre (et ouais) des trois membres de l'équipe présents sur place : Pierre, Guillaume et moi-même Erik - écrit selon le principe du Cadavre Exquis. Enjoy !

Erik : Pourtant arrivés tôt dans la rue de l’Ex-Haus, nos espoirs d’arriver dans les premiers sur le site du Summerblast sont ruinés par les festivaliers qui étaient déjà bien nombreux sur place. Heureusement, les entrées semblent mieux organisées que ce que certains de nos voisins de file nous disaient au départ, puisqu’une petite demi-heure d’attente suffira à ce que nous mettions les pieds dans l’enceinte du festival. Un site de parfaite dimension, plus petit encore que l’Ieperfest.

Pierre : Ce sont près de 2000 personnes qui sont attendues aujourd’hui dans cet ancien monastère !


L'équipe SMA du jour : Erik, Guillaume et Pierre.

Erik : Pas le temps d’appeler un géomètre pour vérifier mes dires puisque The Charm The Fury
The Charm The Fury


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commence son set rapidement, en balançant d’entrée de jeu le début de son dernier album A Shade Of My Former Self : l’intro The Unveiling et le premier véritable morceau, A Testament. Mené par une Caroline Westendorp en super forme, le groupe jouera parfaitement son rôle ingrat d’ouvreur de festival en envoyant une toute bonne patate metalcore.

Guillaume : N’empêche que, sans revenir sur les blagues en anglais de certains (Erik : excellentes blagues, d'ailleurs !) ou le safari photo à travers les tags d’autres, en arrivant plus tard on aurait probablement raté un peu de cette ouverture… assez basique pour ma part : sympa dans le genre, mais rien de bien transcendantal. Il est vrai que cette présence féminine au chant apporte un peu de fraicheur, mais au final je n’ai pas retenu grand-chose de ce concert. En tout cas, le son de la scène extérieure est déjà assez bon, ce qui n’est pas si courant pour ce type de festival.

Pierre : Comme le dit Guillaume, j’ai été étonné de la qualité du son déjà au rendez-vous pour le premier groupe. Groupe tout en bas de l’affiche mais pourtant, un de ceux que je n’avais pas envie de rater aujourd’hui. D’abord, parce qu’en CD, ça envoie du lourd et ensuite, car j’avais été affreusement frustré au Vans Warped Tour en novembre où ils avaient eu un son horrible et leur concert fut inaudible. Ici, ce n’est pas le cas, le groupe a la pêche, le pit bouge déjà et c’est une agréable mise en bouche à cette heure propice à un petit dessert (il est 14h00).

Erik : Avec Letlive
Letlive


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qui joue dans 30 minutes, on serait tentés de rester devant la grande scène pour être sûr de ne pas rater le début du set des Ricains mais on va quand même se décider à découvrir la scène indoor. Une découverte non sans mal puisque malgré l’affluence encore assez faible du public à cette heure et le relatif anonymat du groupe qui doit ouvrir cette scène, il y a pourtant une file d’attente de quelques minutes pour pouvoir descendre dans la fournaise. Et c’est pour y découvrir une partie du set des locaux de Science Of Sleep
Science Of Sleep
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, metalcore / deathcore à grosse voix, que nous soumettons notre corps à 15° de plus. Le groupe semble carré, sonne bien, bénéficie d’un gros son, mais manque cruellement d’originalité pour vraiment faire mouche dès la première écoute (surtout à 14h15).

Guillaume : Pas mieux : que ce soit à créditer à l’effet « je fais le tour du propriétaire » ou à une vraie envie de voir ces locaux, le public se presse à l’entrée de la scène indoor. J’en profite alors pour aller mater le merch’ (que j’ai trouvé globalement assez pauvre en design) et me placer pour Letlive
Letlive


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… Qui est sans problème un des groupes que j’attends le plus aujourd’hui. Le public est déjà hyper nombreux : une piste pour expliquer cette programmation si avancée ? Le groupe est en effet resté sur le site toute la journée et ne devait donc pas forcément se remettre en route tout de suite. Bref, Jason Butler (chant) – qui remporte haut le poil le prix de la plus grosse barbe de la journée - attend sagement sur le côté de la scène pendant les balances… une béquille à la main ! Pourtant, dès le début du set il s’en défait et se livre à son numéro habituel : cabrioles, escalade des enceintes et speech sur la Vie…oui avec un grand V. Mais, même en mettant de côté ces artifices, la musique jouée par le groupe, à la frontière entre un Deftones
Deftones


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sous amphet’ et un Glassjaw
Glassjaw


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rock and roll, propose vraiment ce petit quelque chose en plus qui fait sentir qu’on tient là un groupe à part. Alors, évidemment, quand le concert s’achève déjà au bout de trente minutes, le sentiment qui prédomine est la FRUSTRATION. Cruel… même les percussions installées sur le côté de la scène n’auront pas servies…

Erik : … surtout que le groupe a fait l’impasse, dans sa playlist du jour, sur deux des morceaux phares de leur dernier album, Empty Elvis et White America’s Beautiful Black Market – surtout qu’avec un peu moins de blabla il aurait pu jouer un morceau de plus !

Pierre : Seulement 20 minutes de changement de plateau plus tard, comme ce sera le cas pour quasi chaque groupe excepté les têtes d’affiche, c’est à Hundredth
Hundredth


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de faire leur entrée sur la grande scène extérieure. Comme bon nombre de groupe hardcore, ils sont fait pour le live. Emmené par un Chadwick Johnson en pleine forme, le quintet américain l’a prouvé en partageant son énergie avec le public présent déjà en masse qui le lui rendait bien. Il est 16h, il fait chaud mais l’ambiance et qualité des concerts sont déjà au rendez-vous !


Hundredth
Hundredth


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Guillaume : Hundredth
Hundredth


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c’est clairement un des chouchous de l’Exhaus de Trèves, puisque le groupe y a tourné deux vidéos, et joue à chaque fois en terrain conquis. J’ai retenu de ce concert le son, très clair, qui fait ressortir nettement leur influence ShaiHulud
ShaiHulud


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.

Erik : Et pour moi, Hundredth
Hundredth


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c’est clairement le symbole du hardcore nouvelle génération, celui qui fera avancer la scène : un message positif, une excellente communication avec le public qui le lui rend bien : beaucoup de sing-alongs et un accueil largement mérité. Leur deux derniers EP sont excellents et ils n’ont aucun mal à encore les sublimer sur scène.

Je ne verrai pas tout le set hélas, car comme trop souvent aujourd’hui il faut faire des choix douloureux et je n’ai aucune envie de rater Polar
Polar


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. Surtout qu’ils ont la bonne idée de commencer leur set par l’intro de leur tout bon dernier album Shadowed By Vultures. Le groupe n’en fait pas des caisses, se contente de balancer son hardcore « pan dans ta gueule » sans fioritures et c’est tant mieux. Le public est réceptif, et perso je suis en totale perte de contrôle sur leur bombe Mountain Throne. Les mecs sont terriblement sympas sur scène et plus encore hors de la scène, puisqu’on aura plus tard une jolie discussion sur la Coupe de Monde et l’équipe belge qu’ils supportent, maintenant que l’Angleterre n’est plus dans la course. Un bon point pour eux.

Guillaume : J’arrive pendant leur set et là je prends une méga baffe ! Ce n’était pas forcément ma priorité de la journée, mais j’ai été scotché par leur passion, leur énergie et ce concert survolté. Le public est au diapason, et je verrai effectivement passer les chaussures couleur framboise d’un slammeur qui se reconnaitra… (Erik : elles sont rouges, pas framboises !)


Polar
Polar


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Je remonte ensuite dans la cour de l’Exhaus pour voir la cuvée 2014 de Thy Art is Murder
Thy Art is Murder


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. Ce n’est pas forcément le meilleur groupe représentant du style, mais pas le plus mauvais non plus, et les albums proposent quand-même quelques passages bourrino-tape à l’œil intéressants. Problème : dès leur entrée en scène, on sent que les Australiens veulent juste paraitre lourd et violent. Infrabasses, hurlements… sans aucune finesse. Je laisse donc tomber Chris "CJ" McMahon et son coupe-vent (il ne faisait pas assez chaud peut-être ?) au bout de 2 morceaux, surtout que le retard accumulé nous amène déjà au set de Wolf Down
Wolf Down


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en indoor.

Wolf Down
Wolf Down


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est une des stars montantes de la scène Hardcore traditionnelle,et un des trois groupes du jour menés par une frontwoman. La salle est bien remplie : l’attente est manifeste ! La réputation scénique du combo n’est pas usurpée : ça envoie, ça joue, dans la plus grande tradition du style, mais avec beaucoup de talent. Ce Stray From the Path
Stray From the Path


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incendiaire à lui seul valait le détour !

J’arrive ensuite pour le début du set de Betraying the Martyrs
Betraying the Martyrs


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, avec beaucoup d’a priori puisque je reste hermétique aussi bien à leurs productions studio qu’à leurs prestations live. Et ce n’est pas le retard scandaleux que le groupe se permet de prendre lors des balances qui va arranger leur cas ! Agacé avant même les premières notes, je prends mes jambes à mon cou dès le premier couplet passé.

Erik : … et c’est à ce moment précis que je sors de ma sympathique rencontre avec les gars de Nasty
Nasty


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(interview à suivre bientôt dans nos pages) pour revoir Betraying The Martyrs
Betraying The Martyrs


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, un mois après leur passage au 6k Fest. Et qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il faut bien avouer que BTM
BTM


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, c’est une grosse machine bien en place : gimmicks presque chorégraphiés par moments, jeux de lumières (en partie responsables du retard accumulé sur la grande scène), et son dévastateur… seule la voix claire du claviériste Victor Guillet est presque inaudible, ce qui gâche forcément un peu les passages mélos. Donc là où on y perd un peu en spontanéité par rapport à d’autres groupes de cette affiche, on y gagne en efficacité et en approche pro. Le nouvel album tant attendu (Breathe In Life est sorti il y a quand même 3 ans maintenant) pointe son nez et s’annonce percutant.

Guillaume : Malevolence
Malevolence


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c’est la petite sensation outre-manche, un groupe annoncé comme un Lamb of God
Lamb of God


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/ Pantera
Pantera


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qui ferait du hardcore. Après un faux départ, les Britanniques expulsent les meilleurs passages de leur très bon album, Reign of Suffering, avec ces riffs si caractéristiques, bien mis en valeur par le son impeccable de cette scène indoor. Ils réalisent au final la prouesse de mobiliser dans le pit aussi bien des fans de Hardcore pur que de Beatdown à la Nasty
Nasty


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. Un moment bien Metal, et surtout excellent ! A revoir !

Pierre : On parle de Nasty
Nasty


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et justement, c’est le prochain groupe à monter sur scène, en extérieur. Je n’avais pas encore eu l’occasion de voir ces 4 molosses germanophones en live mais vu leurs disques et les vidéos que j’avais pu voir, je m’attendais à passer un bon moment… Et je n’ai pas été déçu, loin de là ! Une grosse claque beatdown dans la gueule ! Les fans sautaient de partout, comme lancés par une catapulte, pour se rapprocher de Matthi qui venait tendre le micro aux premiers rangs à presque chaque chanson. Et ce n’est pas son t-shirt Justin Bieber qui les faisait fuir ! Un concert bien trop court mais puissant au possible !

Erik : Et un concert de Nasty
Nasty


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, c’est toujours un moment qui monte en tension très rapidement… dès l’arrivée de Matthi sur scène, le public s’est naturellement écarté pour créer une fosse qui sera prise d’assaut par les aficionados du violent dancing dès les premières notes de Fire On The People… en enchaînant avec Hell On Earth, premier morceau de leur dernier album en date, les Allemands allaient sans difficulté se mettre de nouveau le public en poche. Un set puissant, agressif, à l’image des musiciens aux attitudes menaçantes qui contrastent avec leur discours engagé et leur façon de défendre les valeurs du hardcore « à l’ancienne » : l’amitié, le respect et la famille.


Nasty
Nasty


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Guillaume : Le contraste est donc saisissant avec Napoleon
Napoleon


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qui se produit ensuite sur la scène indoor. Déçu par leur show avec Architects quelques jours auparavant à Luxembourg, je souhaitais leur donner une deuxième chance. Une bonne idée ! Le son est bien meilleur, et leurs riffs mélodiques ressortent enfin comme il le faut. Ouf, le groupe est capable de reproduire live ses compos studio pour un résultat très plaisant à regarder. Groupe à suivre !

Erik : Et effectivement, si je n’aurais pas raté une miette de Nasty
Nasty


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, j’aurais voulu en voir plus de ce Napoleon
Napoleon


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. Une grosse dose de mélodie qui arrive à point nommé, tout en gardant beaucoup de punch dans leur hardcore. Ils n’ont pas usurpé leur place d’opening band pour Architects
Architects


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, au summum de la carrière de ces derniers.

Pierre : De mélodie, il en sera question avec le quintet britannique Bury Tomorrow
Bury Tomorrow


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! C’est original d’ailleurs d’avoir mis Nasty
Nasty


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entre eux et BTM
BTM


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car le public des premiers rangs était sûrement le même. Et oui, mesdemoiselles, c’est à vous que je pense ! Mais des drôles de choix dans le running order, il y en a eu plusieurs aujourd’hui.

C’est avec le très bon Man On Fire, single tiré de leur nouvel album Runes, que le set débute. Ma crainte principale était de savoir si les voix claires du guitariste ne seraient pas trop mauvaises mais heureusement, cette crainte fut dissipée dès les premiers refrains. Les autres classiques tels que Watcher et Lionheart seront également joués. Malheureusement, leur set fut un peu écourté suite au comportement de divas des Frenchies (au 2/3) de Betraying The Martys. En espérant les revoir bientôt chez nous, en concert en tête d’affiche idéalement.

Guillaume : Bury Tomorrow
Bury Tomorrow


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un peu trop dégoulinant sur les bords pour moi, j’en profite pour revoir Heart in Hand
Heart in Hand


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, présent pour la troisième année de suite, après un très joli succès en 2012 sur cette même scène indoor. Si le chant est plus criard qu’à l’accoutumée, le concert est très bon, et le public en fusion avec le groupe, et notamment son leader, Charlie Holmes. Il prendra d’ailleurs plus d’un bain de foule et on le croisera, comme chaque année, dans le public du festival tout au long de la journée...

Pierre : Vint ensuite un des groupes certainement les plus attendus de cette édition, à savoir le phénomène Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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. Depuis la sortie de Diamond en 2012, le succès du combo originaire de Los Angeles ne casse de grimper et l’effervescence autour de leurs concerts également. Il suffisait de voir le nombre de t-shirts et de tatouages à l’effigie du groupe dans les travées du festival pour confirmer cette tendance. Et il n’y a pas que le public qui les attend en masse, les côtés de la scène sont bien remplis également par nombreux musiciens venus voir ces 5 gaillards en action.

Les choses sérieuses commencent dès le début avec un Against Them All dévastateur et un groupe en pleine forme comme à son habitude. Le public connait les paroles sur le bout des doigts, réagit au quart de tour aux interventions de Jesse et les slams ne s’arrêteront pas avant que le groupe ait quitté la scène. Seulement 7 vigiles pour contenir plus d’un millier de fans de Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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, c’est limite. Mais un concert de STYG
STYG


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ne serait pas le même sans les discours positifs de Jesse. Et il eut évidemment un mot pour ce festival qu’il adore, où il joue pour la troisième fois : « Tonight, we’re not Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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from Los Angeles, we are Stick To Your Guns from Germany ! ». Le ton est donné. Le point d’orgue de ce show fut certainement Bringing Your Down, qui suivit la déclaration d’amour de Jesse pour Trèves. Et, pour moi, le point d’orgue de cette journée. Ecourté à seulement 30 minutes, on fera malheureusement l’impasse sur plusieurs tubes tels que This Is More ou Where The Sun Never Sleeps. Mais Amber était heureusement bien là pour clôturer ce concert de manière magistrale. La frustration était grande à la fin de ce show bien trop court mais qu’on se rassure, ils seront de retour en novembre avec de nouvelles chansons !


Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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Erik : Et pour moi, on en revient encore aux choix discutables dans la running order, mais Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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avait sa place un slot plus tard. Fallait inverser Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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et Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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, d’ailleurs la réaction du public sur ces deux concerts me donnent raison. L’hystérie collective qui n’a pas quitté le set de Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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s’est quand même sacrément calmée sur Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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.

Certes l’ambiance était là, le public a célébré le groupe de Candace Kucsulain comme il le mérite par des circle-pits à répétition et de bons sing-alongs, donc c’était clairement un très bon set. Mais sur une affiche cohérente, la chaleur du public est censée y aller crescendo, or là on est descendus d’un cran en intensité par rapport à Stick To Your Guns. Ce qui n’a pas empêché Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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d’envoyer pendant 45 minutes leur hardcore percutant avec une énergie débordante. Les fans de la première heure ne sont pas oubliés puisque A Day And A Thousand Years, morceau-titre de leur excellent premier EP, a toujours sa place dans la setlist du groupe. Candace est devenue aussi impressionnante physiquement que vocalement. Avec sa nouvelle passion pour le crossfit (vidéos massivement visibles sur la page Facebook du groupe), elle a développé en 2 ou 3 ans une musculature qui la placerait à un poste avantageux au poste de remplaçant de Tim Lambesis dans As I Lay Dying
As I Lay Dying


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… allez Candace, encore un peu et on ne verra plus la différence !

Pierre : La place de Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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par rapport à STYG
STYG


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est effectivement discutable, après le show. Sincèrement, je ne m’attendais pas à voir autant de personnes délaisser ce concert après la furie que ce fut pour Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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. Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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, c’est un peu comme Twisted Sister
Twisted Sister


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, ils ne sont plus très actif en studio mais tournent chaque été sur les festivals. Leur dernier disque, The American Dream, date tout de même de 2008… un petit successeur, entre deux séances de crossfit ne ferait pas de mal !

Guillaume : Pour ma part, et après avoir dû effectivement y regarder à deux fois pour reconnaître Candace, j’étais allé voir entre temps la fin du set de First Blood
First Blood


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et son hardcore plutôt old-school, très Terror
Terror


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dans l’âme (forcément…). Ou comment jouer « méchant » mais avec le sourire. Un très bon set, enraciné dans les valeurs du genre, mais il me parait difficile d’envisager que First Blood
First Blood


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grossisse plus que cela…

Pour en revenir à Walls of Jericho
Walls of Jericho


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, j’arrive pile pour entendre les brulots tels que New Ministry, The Americain Dream et consorts. Je suis ravi, et pourtant, je dois m’arrêter là car Brutality Will Prevail
Brutality Will Prevail


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va jouer.


Brutality Will Prevail
Brutality Will Prevail


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Un groupe que j’ai découvert sur le tard, enfoncé que j’étais dans mon a priori stupide qu’ils n’étaient qu’un nième groupe de metalcore générique. C’est en écoutant leurs chefs d’œuvre tels que Root of All Evil et Scatter the Ashes que j’ai compris la puissance de ce groupe, quelque part un Crowbar
Crowbar


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qui ferait du hardcore avec une voix arrachée. Un chant qui fait débat d’ailleurs, le changement de vocaliste ayant fait beaucoup parler, que ce soit par des concerts moyennement assurés l’été dernier, ou le dernier album, Suspension of Consciousness, un peu décrié par ses parties mélodiques. Bref, ça sera décevant ou ça sera ultime, et j’annonce dès le matin que c’est le concert que j’attends le plus.

Erik : Effectivement, c’est encouragé par Guillaume que je descends voir Brutality Will Prevail
Brutality Will Prevail


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, que j’avoue ne pas connaître jusqu’à ce jour. Et dès l’approche de la scène, je suis frappé d’abord par un mec qui passait par là en dansant un peu trop vigoureusement et trop près des bords, puis par l’énergie globale, bien partagée entre le groupe et son public.

Guillaume : Après une mise en jambe au son du dernier album, le groupe enchaine sur un The Path qui met le feu l’assemblée, devenant aussi barge que le groupe. Tout le set sera en énergie et en fureur, chanteur et guitariste n’hésitant pas à se jeter dans la foule plusieurs fois (quand ce n’est pas en même temps !) pour un sacré effet ! Le groupe a converti de nouveaux fans, c’est clair. A revoir d’urgence !

Erik : De nouveaux fans dont moi-même, conquis par la puissance sans égal dégagée par ces furieux gaillards. Ça fait du bien de faire au moins une découverte intéressante pendant un fest, pour combler les confirmations apportées ce jour.

Guillaume : Je préfère donc rester dans la moiteur de la salle indoor et attendre sagement Being As An Ocean
Being As An Ocean


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, qui avait livré ici même un show mi-figue mi-raisin en mars dernier (chant à la peine, et trente minutes d’un concert achevé sèchement). Ici le tout démarre sur les chapeaux de roue ! Super intense, BAAO est en osmose avec son public, très fourni en début de set. Pourtant, la concurrence de Caliban
Caliban


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sur la scène outdoor, et de trop longs interludes auront raison de la patience de certains. Personnellement, je suis resté jusqu’au bout mais je regrette un peu de n'avoir vu davantage de Caliban
Caliban


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que le rappel…


Being As An Ocean
Being As An Ocean


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Erik : … et moi, je suis content d’avoir pu voir un peu des deux. Parce qu’au niveau choix cornélien, l’organisation en a coincé plus d’un, surtout en sachant que commencer par la grande scène, c’est risquer de ne pas pouvoir rentrer dans l’indoor pendant le concert. Donc c’est tranché, on va commencer par Being As An Ocean
Being As An Ocean


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, pour qui le public est déjà TRES massivement concentré devant la scène bien avant le début du set. Et ils commencent celui-ci par l’incontournable The Hardest Part Is Forgetting Those You Swore You Would Never Forget. De quoi mettre l’ambiance à son apogée en quelques secondes à peine puisque le public communie avec le groupe ce refrain en voix claire si prenant. Une intensité jamais atteinte pendant cette journée pourtant déjà si riche en émotions diverses. Les morceaux s’enchaînent, dans un bon mix entre les deux albums du groupe. Un peu lassé par les interludes trop longs comme l’indiquait Guillaume, je remonte pour essayer de capter un peu du set de Caliban
Caliban


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, que je n’avais pas vu sur scène depuis… 1999.

J’arrive donc devant la grande scène alors que Caliban
Caliban


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commence son single Memorial, un des rares morceaux axés « mélodie » qui passent plutôt bien. Et puis voilà, les Allemands ont déroulé leur machine metalcore certes efficace, mais pas vraiment transcendante. Les membres du groupe cachent mal le fait qu’ils ne prennent plus leur pied et, de ce fait, peinent à transmettre quoi que ce soit au public.

Pierre : Contrairement à mes 2 collègues, je suis resté dehors, où il y avait de l’air, pour voir la tête d’affiche de cette dixième et dernière édition du Summerblast. Leur backdrop était affiché sur scène depuis le début de la journée et j’avais eu l’occasion de voir pas mal de caisses de matériel avec l’étiquette dans l’espace réservé aux artistes, ce qui laissait présager un gros show. Et à ce niveau-là, je n’étais pas été déçu : un beau décor, des fumigènes et un jeu de lumière nickel (à 22h, c’est utile, pas à 17h… suivez mon regard). La cour qui s’était en partie vidée pour Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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est de nouveau bien remplie. N’oublions pas que le festival est soldout.

Le groupe, en plus de dire aurevoir au Summerblast, est aussi venu présenter son nouveau disque Ghost Empire sorti il y a quelques semaines seulement mais le public connait déjà bien ces chansons et le prouve pendant le concert. En ce qui me concerne, je reste sur ma faim. Ghost Empire n’est pas le grand album espéré et le groupe dégage moins d’énergie qu’il y a quelques années. Une façon sympa de clôturer la journée un verre à la main tranquillement mais pas dans un gros bordel où on donne toute l’énergie qu’il nous reste.

En résumé, que retenir de cette journée, quels ont été les trois meilleurs sets de la journée, et une petite déception peut-être ?

Guillaume

1. Brutality Will Prevail
Brutality Will Prevail


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: exactement ce que j’attendais d’eux. Une tuerie de concert.

2. Hundredth
Hundredth


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: une belle confirmation de leur potentiel et un son impeccable. Un régal.

3. Polar
Polar


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: je n’en attendais pas tant ! Concert survolté et mémorable.

Déception. Thy Art Is Murder
Thy Art Is Murder


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: bourrin, sans âme et sans finesse (et c’est pourtant le fan de Death qui parle).

Erik

1. Le set de Polar
Polar


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était simple, efficace, et carrément énorme. Des mecs tranquilles qui, il y a encore un an, jouaient presque dans l’anonymat et sont donc toujours impressionnés par les réactions qu’ils déclenchent.

2. L’intensité et les émotions transmises par Being As An Ocean
Being As An Ocean


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ne peuvent pas laisser indifférents. Une communication à cœur ouvert avec un public qui leur est aujourd’hui complètement acquis, touché par la sincérité du groupe.

3. La découverte de la journée pour moi, Brutality Will Prevail
Brutality Will Prevail


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. Juste de la rage et la violence sans conditions, un bon défouloir.

Rares sont mes déceptions de cette journée, mais je dois citer la frustration énorme que m’a laissé le set de Letlive
Letlive


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qui a fait l’impasse sur les meilleurs morceaux (à mon goût) du groupe. Et le running order qui rendait mathématiquement impossible l’envie qu’on pouvait avoir de voir tous les groupes de la journée.

Pierre

1. Stick To Your Guns
Stick To Your Guns


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, ça sonne comme une évidence. C’était le groupe que je voulais à tout prix revoir et je n’ai pas été déçu pour un sou de leur prestation, ni de celle du public. Vivement novembre !

2. Nasty
Nasty


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que j’avais hâte d’enfin voir en live et qui m’ont mis une belle claque ! Je vais me pencher un peu plus sur leurs disques même si c’est clairement un groupe taillé pour la scène.

3. Walls Of Jericho
Walls Of Jericho


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qui ont fait leur job, comme toujours. Ni plus, ni moins. Energique, emmené par une Candace plus musclée que jamais et une set-list très agréable.

Déception. Je pourrais citer Betraying The Martyrs
Betraying The Martyrs


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dont j’ai entendu quelques notes au loin et qui ont retardé le reste des concerts. Je pourrais citer le manque de stand de bouffe (seulement 2 petits). Ou le concert de Letlive
Letlive


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qui ne m’a pas plus du tout. Mais ce n’est pas ce qui me déçoit le plus. Non, la déception de cette journée, c’est de se dire qu’il n’y aura plus une nouvelle journée ainsi à l’Exhaus. Ce Summerblast, dixième du nom et pourtant soldout, est la dernière édition. Une si belle affiche pour un prix plus que démocratique et dans un endroit ô combien chaleureux, c’est rare. On croise les doigts pour que les organisateurs changent d’avis d’ici quelques années !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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